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Aujourd'hui l'histoire

Avec Jacques Beauchamp

Du lundi au jeudi de 20 h à 20 h 30
(en rediffusion le samedi à 00 h 30)

Le courage de la journaliste et militante noire Ida B. Wells

Illustration de la journaliste afro-américaine Ida B. Wells.

Ida B. Wells en 1891

Photo : Librairie du Congrès des États-Unis

Dans la foulée de la guerre de Sécession, elle a dénoncé et documenté les lynchages d'Afro-Américains dans le sud des États-Unis en dépit de menaces répétées à son endroit. Elle a fait fi de la destruction de son journal par des Blancs en colère et mis ses techniques novatrices de journalisme d'enquête au profit de tribunes plus puissantes encore. La journaliste Sarah R. Champagne explique à Jacques Beauchamp qu'Ida B. Wells était une Rosa Parks avant l'heure.

Portrait d'Ida B. Wells regardant vers le côté.

Ida Wells Barnett dans les années 1890

Photo : Getty Images / R. Gates

Ida B. Wells naît esclave le 16 juillet 1862 à Holy Springs, au Mississippi. Libérée lors de la victoire de l’armée de l’Union, sa famille est cependant frappée par la fièvre jaune et la jeune Ida doit prendre en charge ses frères et sœurs à 16 ans.

La plume comme arme

Devenue institutrice, elle prend position pour les droits civiques la première fois lors d’un voyage en train. Lorsqu’un contrôleur blanc l’intime de changer de wagon et tente de la tirer de son siège de force, elle le mord. Contre toute attente, elle gagne une poursuite contre le transporteur ferroviaire.

Sa frustration la dirige vers l’écriture. Pour le compte de divers journaux noirs du grand Sud d’abord, puis dans les pages d’une publication dont elle devient copropriétaire, le Free Speech and Headlight.

Les collègues la surnomment "la princesse de la presse" parce que c’est très rare de voir une femme, et une femme afro-américaine de surcroît, avoir une parole aussi libre.

Sarah R. Champagne

Dévoiler les horreurs du Sud

En mars 1892, un commerçant afro-américain de ses amis est lynché par une foule, prétendument pour le meurtre d’un shérif. Ida B. Wells sait qu’il ne s’agit que d’un prétexte; le commerçant possédait une épicerie qui faisait concurrence à une entreprise blanche. C’est le début de la croisade de la journaliste contre le lynchage.

Ses dénonciations courroucent la communauté blanche. Les locaux de son journal sont détruits. Elle s’exile à New York, puis à Chicago. De 1892 à 1895, elle documente de plus belle les cas de lynchage dans une série d’articles ainsi que dans deux livres. Elle appelle également au boycottage de l’Exposition universelle de 1893 à Chicago en raison de l’absence de représentation noire.

Dans cette émission, Sarah R. Champagne raconte comment Ida B. Wells s’en est prise au prétexte du viol de femmes blanches utilisé pour justifier les lynchages d’Afro-Américains.

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