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John Cassavetes, cinéaste de l’amour trouble

Aujourd'hui l'histoire

Avec Jacques Beauchamp

Du lundi au jeudi de 20 h à 20 h 30
(en rediffusion le samedi à 00 h 30)

John Cassavetes, cinéaste de l’amour trouble

Photo en noir et blanc montrant Gena Rowlands et John Cassavetes en gros plan.

Gena Rowlands et John Cassavetes en 1984

Photo : Getty Images / M. McKeown

Réalisateur et metteur en scène à la signature particulière, il s'est servi de sa lucrative carrière d'acteur à Hollywood pour financer des productions résolument personnelles, audacieuses et féministes, axées sur les ratés de l'amour. Ce faisant, cette première figure emblématique de l'âge d'or du cinéma d'auteur américain des années 1970 a pavé la voie à Martin Scorsese et tant d'autres. Helen Faradji, critique de cinéma, explique à Jacques Beauchamp que John Cassavetes créait des films en troupe, comme au théâtre.

John Cassavetes naît en 1929 à New York. Il est un élève dissipé jusqu’à ce qu’il découvre le théâtre, sa passion.

À l’académie de théâtre où il poursuit ses études, il rencontre sa future épouse et muse, l’actrice Gena Rowlands. En parallèle à sa carrière d’acteur, qui décolle dès sa graduation, il lance un atelier de jeu, qui se veut un pendant plus accessible de l’Actors Studio. On y pratique l’improvisation, la spontanéité et l’expressivité, trois jalons des futurs films de Cassavetes.

L’indépendance à tout prix

Comme il connaît le succès à la télévision dans la série Johnny Staccato, il parvient à financer Shadows, son premier film, grâce à un appel à tous lancé lors d’une entrevue à la radio.

En dépit d’un prix à la Mostra de Venise, il faut l’intervention d’un distributeur européen pour que l’œuvre soit présentée aux États-Unis.

Ce qui l’intéressait […], c’était la vulnérabilité humaine, c’est-à-dire ce qui fait qu’on essaie de se conformer à des modèles, mais qu’on n’y arrive pas toujours. Des choses très, très simples, très quotidiennes, rien de spectaculaire du tout.

Helen Faradji
John Cassavetes et Mia Farrow marche côte à côte dans <i>Rosemary's Baby</i>.

John Cassavetes et Mia Farrow dans Rosemary's Baby (1967)

Photo : Getty Images / Harry Benson

Faces (1968) lui vaut trois nominations aux Oscars. C’est toutefois au cours des années 1970 qu’il connaît sa période la plus prolifique avec Husbands (1970), Minnie and Moskowitz (1970), Une femme sous influence (1974), Un bookmaker chinois (1976), Opening Night (1977) et Gloria (1980).

Ces films sont souvent tournés dans la maison du couple Cassavetes-Rowlands, et les musiques qui les accompagnent sont souvent improvisées.

Dans ce segment, Helen Faradji met en lumière ce que John Cassavetes et Gena Rowlands s’apportaient mutuellement, précise ce qui faisait le style du réalisateur et traite de la relation du cinéaste avec ses collaborateurs.

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