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Jacques Beauchamp
Audio fil du vendredi 31 mars 2017

Franquin, géant de la BD et père de Gaston Lagaffe

Publié le

André Franquin, le créateur de Gaston Lagaffe, en 1996
André Franquin, le créateur de Gaston Lagaffe, en 1996   Photo : Getty Images / Frédéric Reglain

Le bédéiste belge André Franquin (1924-1997) a été l'un des plus grands dessinateurs de son temps. Dans les années 1960, après avoir signé 19 albums de Spirou et Fantasio en 23 ans, il s'est consacré aux aventures de Gaston Lagaffe, un personnage qui lui permettait de donner libre cours à son imagination. Le spécialiste en bande dessinée Jean-Dominic Leduc dresse le portrait de Franquin, un auteur qu'il qualifie de grand maître.

Enfant, Franquin dessine pour tromper l’ennui et pour s’amuser dans une famille où on ne rit pas beaucoup. Il maintiendra cette recherche du plaisir tout au long de sa carrière.

En 1944, il entre à la Compagnie belge d’actualité (CBA), un studio d’animation où il rencontre Morris, l’auteur des Lucky Luke,et Peyo, le créateur des Schtroumpfs. Deux ans plus tard, il se joint à la maison d’édition Dupuis, où Joseph Gillain, dit Jijé, lui cède la réalisation de la série Spirou.

Faire évoluer la bande dessinée
Du point de vue graphique, l’emprise de Joseph Gillain disparaît peu à peu des albums de Spirou. Franquin forge son propre style et ne tient pas compte de la pagination habituelle imposée par l’éditeur. S’il crée 47 pages pour une histoire, il complète avec une autre histoire plus courte.

L’auteur explore aussi différents tons dans ses récits. L’album La mauvaise tête (1954) prend ainsi la forme d’un polar, alors que Le nid des marsupilamis (1957) touche au documentaire.

Gaston Lagaffe, une révélation
En 1957, Franquin invente Gaston Lagaffe dans les pages du Journal de Spirouet il le met en vedette dans des albums. Ce personnage bricoleur et rétif à tout travail ennuyeux lui permet de s’éclater et de créer une multitude de gags.

L’illustrateur fait ses adieux à Spirou et à Fantasio en 1968 afin de se consacrer entièrement à Gaston Lagaffe. Quitter le Journal de Spirou, un endroit où il pond des séries à la chaîne, est une véritable libération pour lui.

Franquin s’investit d’une façon plus personnelle dans les albums de Gaston Lagaffe, notamment en faisant de son personnage un amoureux des animaux et un antimilitariste. Dans une autre série encore plus audacieuse intitulée Idées noires (1977), l’auteur plonge le lecteur dans un humour plus caustique. Cette bande dessinée montre un côté plus sombre de sa personnalité.

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