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Aujourd'hui l'histoire

Avec Jacques Beauchamp

Du lundi au jeudi de 20 h à 20 h 30
(en rediffusion le samedi à 00 h 30)

MK-Ultra, une page sombre de l’histoire de la CIA

Deux hommes en veston dans une salle d'audience.

L’ancien directeur du programme MK-Ultra, Sidney Gottlieb (à gauche), comparaît devant une commission sénatoriale en 1977.

Photo : Getty Images / Bride Lane Library/Popperfoto

Administration de drogues, électrochocs, torture, privation de sommeil, comas artificiels, exposition à des messages répétitifs... De 1953 à 1973, la CIA a consacré des sommes faramineuses à de telles expériences, le plus souvent à l'insu des participants. La professeure de politique Karine Prémont explique à Jacques Beauchamp que le programme MK-Ultra visait à développer des méthodes de contrôle du cerveau humain.

Au début des années 1950, les prisonniers qui rentrent de la guerre de Corée se montrent critiques à l’égard du mode de vie à l’américaine. La CIA en déduit que la Chine et l’U.R.S.S. ont eu recours au lavage de cerveau de ces prisonniers, et que les États-Unis doivent se doter d’un programme aux fins semblables.

Jeux dangereux

Somme de 150 projets axés sur le contrôle de l’esprit humain, MK-Ultra vise ultimement à la création de supersoldats. Ses instigateurs ont recours au LSD, dont ils estiment qu’il peut « ouvrir le cerveau », et engagent d’anciens tortionnaires nazis et japonais pour former leurs propres agents.

Les participants sont souvent des individus vulnérables choisis dans les hôpitaux, les prisons ou des maisons closes.

Ce qu’on veut atteindre comme objectif, c’est […] provoquer l’impulsivité chez les gens, faire vieillir quelqu’un plus rapidement, causer des dommages permanents au cerveau, causer l’amnésie ou peut-être même provoquer des handicaps ou des maladies. […] On est vraiment dans un mode exploratoire.

Karine Prémont
Chantal Jacob devant le Parlement à Ottawa avec des photos encadrées de ses parents.

La mère de Chantal Jacob a été victime des expériences du programme mené par la CIA.

Photo : Radio-Canada / Claudine Richard

Des suites de ces expériences, des participants commettent des crimes ou sont poussés au suicide.

Il faut attendre une série d’articles du journaliste Seymour Hersh au sujet des activités illégales de la CIA, au milieu des années 1970, pour connaître l’existence de MK-Ultra. Sa pleine teneur n’a été révélée qu’en 2007.

Dans ce segment, Karine Prémont révèle le nom de personnalités connues ayant participé à MK-Ultra et revient sur le volet canadien du programme, qui s’est soldé par le dédommagement de 77 victimes en 1992.
L’ancien directeur du programme MK-Ultra, Sidney Gottlieb (à gauche), comparaît devant une commission sénatoriale en 1977.

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