•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Aujourd'hui l'histoire

Avec Jacques Beauchamp

Du lundi au jeudi de 20 h à 20 h 30
(en rediffusion le samedi à 00 h 30)

Le maréchal Rommel, un nazi pas comme les autres… Vraiment?

Le maréchal Rommel, à gauche, et le captaine Aldinger, à droite.

Le maréchal Rommel en 1942

Photo : Getty Images / Hulton Archive

Parce qu'il leur a infligé des raclées mémorables en Afrique du Nord et qu'il n'a été mêlé à aucun crime de guerre connu, les Britanniques en ont fait une légende en le baptisant « le nazi aux mains propres ». Stéphane Roussel, spécialiste des questions militaires et géopolitiques, raconte à Jacques Beauchamp que le maréchal Rommel était d'abord un combattant obstiné qui a payé de sa vie ses désaccords avec le führer et son état-major.

Le maréchal de l'armée nazie Erwin Rommel.

Erwin Rommel (1891-1944)

Photo : afp via getty images / AFP

Erwin Rommel s’illustre d’abord au cours de la Première Guerre mondiale. Comme officier, il est réputé pour commander ses soldats depuis les premiers rangs du front, et non en restant derrière. Il fait également des attaques-surprises sa marque de commerce.

La confiance du führer

En 1935, il fait la connaissance d’Adolf Hitler alors qu’il est responsable de ses gardes du corps. Il devient rapidement l’un de ses généraux favoris.

Durant la Deuxième Guerre mondiale, Rommel est un joueur-clé de la campagne de France de 1940 aux commandes d’une division blindée.

On l’appelle la division fantôme. Comme un spectre, elle semble traverser les défenses, traverser les murs. Elle surgit de nulle part et se matérialise dans le dos de l’adversaire.

Stéphane Roussel
Adolf Hitler serre la main du maréchal Erin Rommel.

Le maréchal Rommel en compagnie d'Hitler, 1942

Photo : Getty Images / Keystone

De 1941 à 1943, il accomplit son fait d’armes le plus spectaculaire en Afrique du Nord. Envoyé pour assurer la défense des troupes italiennes, il n’en fait qu’à sa tête en lançant des contre-offensives qui prennent les troupes britanniques par surprise. L’Allemagne y est ultimement défaite, mais non sans avoir infligé d’énormes pertes à ses adversaires.

En 1944, il tente de convaincre l’état-major d’écraser le débarquement allié avant qu’il ne touche la côte, puis Hitler de faire la paix avec les alliés, mais n’y parvient pas. Dans la foulée du putsch raté de juillet 1944, des soupçons pèsent contre lui et il est forcé au suicide.

Dans ce segment, Stéphane Roussel démontre que le maréchal déchu avait tout du soldat, et rien d’un idéologue, mais que sa légende est due au contexte particulier de la guerre froide, moment auquel, face à la menace soviétique, les Britanniques tentaient de trouver une certaine dignité à l’ennemi allemand.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Vous aimerez aussi