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Aujourd'hui l'histoire

Avec Jacques Beauchamp

Du lundi au jeudi de 20 h à 20 h 30
(en rediffusion le samedi à 00 h 30)

Le Colisée, bien plus qu’un symbole romain

Vue d'une partie de la façade du Colisée de Rome.

Le Colisée de Rome

Photo : iStock

Construit au cœur de Rome pour souligner l'arrivée au pouvoir d'une nouvelle dynastie, l'amphithéâtre flavien a tour à tour représenté la force du peuple, la toute-puissance romaine, les grandes persécutions chrétiennes, puis la fierté et la résilience des Italiens. L'historienne Evelyne Ferron raconte à Jacques Beauchamp comment les cruels spectacles à grand déploiement qu'on donnait dans ce lieu permettaient aux autorités d'exercer un ascendant sur le peuple.

Lorsque Néron, qui avait fait du centre de Rome son palais privé, meurt, l’empereur Vespasien ordonne la construction d’un amphithéâtre d’inspiration grecque pour en faire un lieu public, vers l’an 70. Pendant sa construction, Titus remporte les guerres de Judée et prend Jérusalem; son pillage procure les moyens nécessaires pour embellir le Colisée, et le bâtiment devient un avertissement à quiconque voudrait s’opposer à Rome.

Du pain et des jeux

Dans la foulée de l’éruption du Vésuve, les cent jours de festivités entourant l’inauguration du Colisée sont une occasion de distraction pour les Romains. Durant l’âge d’or du bâtiment, on y tient des combats de gladiateurs et d’animaux exotiques, de même que de macabres reconstitutions de mythes grecs lors desquelles des prisonniers sont mis à mort.

C’est pour ça que l’arène est en sable : pour absorber le sang. Ça saigne beaucoup. C’est un symbole politique. Un empereur qui sent que sa popularité descend paie énormément de jeux et de divertissements.

Evelyne Ferron
Le Colisée de Rome vu de l'intérieur.

Vue de l'intérieur du Colisée de Rome

Photo : iStock

Au fil des tremblements de terre, des invasions barbares et du délaissement de Rome au profit de Constantinople comme capitale de l’Empire romain, le Colisée tombe en désuétude.

Il faut attendre le 18e siècle pour qu’il soit reconnu comme un lieu d’importance pour la chrétienté, en hommage aux martyrs qui y ont péri.

Dans cette émission, Evelyne Ferron décrit le bâtiment tel qu’il était dans l’Antiquité, les spectacles qu’on y donnait, ainsi que les récentes restaurations qui lui ont rendu un peu de sa gloire.

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