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J. Edgar Hoover, maître incontesté du FBI pendant 48 ans

Aujourd'hui l'histoire

Avec Jacques Beauchamp

Du lundi au jeudi de 20 h à 20 h 30

J. Edgar Hoover, maître incontesté du FBI pendant 48 ans

Audio fil du jeudi 16 mars 2017
Le 26 mars 1947, J. Edgar Hoover prononce un discours anticommuniste à Washington.

Le 26 mars 1947, J. Edgar Hoover prononce un discours anticommuniste à Washington.

Photo : La Presse canadienne / AP

Nommé en 1924 à la tête du Federal Bureau of Investigation (FBI), à 29 ans, J. Edgar Hoover y est demeuré jusqu'à sa mort, le 2 mai 1972. Pendant près d'un demi-siècle, il a fait de la police fédérale américaine une institution plus compétente et plus efficace. La politologue Karine Prémont raconte le parcours de cet homme anticommuniste, misogyne et raciste dont la seule passion était le travail.

J. Edgar Hoover obtient du Congrès américain que les agents du FBI puissent porter des armes et faire des arrestations. Il développe au sein du FBI des techniques scientifiques novatrices, notamment des classements sophistiqués de l’information, des analyses chimiques et l’écoute électronique.

Sous le règne d’Hoover, le nombre d’agents du FBI passe de 890 à 10 000. Le directeur s’impose à tel point dans le paysage politique américain qu’aucun président des États-Unis n’ose le renvoyer.

C’était un personnage avec un ego démesuré, qui aimait se mettre en scène, mettre son institution à l’avant-plan.

Karine Prémont, politologue

Un fils à maman
J. Edgard Hoover vit avec sa mère jusqu’à ce qu’elle meure, en 1938. Comme son père a été hospitalisé à la suite de problèmes psychologiques, il prend soin d’elle et lui offre un soutien financier pendant de nombreuses années. Ce sens du devoir, de la filiation et de la loyauté le suivra dans son travail.

Ficher pour se maintenir au pouvoir
Le FBI fiche plus de 400 000 Américains sous l’ère Hoover. La police judiciaire collecte de l’information sur les adultères, sur les dettes de jeu et sur l’homosexualité. Son directeur utilise à plusieurs reprises ce système d’espionnage interne afin de conserver ses fonctions. Il se sert de dossiers secrets sur des politiciens lorsqu’il sent que la Maison-Blanche ou le Congrès souhaite lui demander des comptes.

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