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Les Jeux olympiques d’Atlanta en 1996, une leçon d’humilité pour les Américains

Aujourd'hui l'histoire

Avec Jacques Beauchamp

Du lundi au jeudi de 20 h à 20 h 30
(en rediffusion le samedi à 00 h 30)

Les Jeux olympiques d’Atlanta en 1996, une leçon d’humilité pour les Américains

Il tient le drapeau canadien dans ses mains.

Donovan Bailey après sa victoire au 100 m à Atlanta.

Photo : La Presse canadienne / ED REINKE/Associated Press

C'est un véritable camouflet que le Canada a infligé au pays hôte des 26es Jeux olympiques en lui raflant l'or dans deux disciplines qu'il convoitait : le 100 mètres masculin et le relais 4 x 100 mètres masculin. Dans les deux cas, l'Ontarien Donovan Bailey a prévalu. C'était la première fois que l'équipe des États-Unis était défaite au 4 x 100 mètres. Le journaliste Robert Frosi raconte à Jacques Beauchamp comment l'atmosphère des Jeux a été teintée par un tragique attentant qui a fait deux morts.

Du 19 juillet au 4 août 1996, Robert Frosi couvre ses premiers Jeux olympiques à titre de journaliste. Pour transmettre ses reportages, il doit le plus souvent utiliser une cabine téléphonique. Lors de la cérémonie d’ouverture, l’apparition de l’ancien champion boxeur Mohamed Ali, affaibli par le parkinson, suscite l’émotion.

L’explosion d’une bombe au Parc du centenaire, dans la nuit du 26 au 27 juillet, place le public, les journalistes et les athlètes sur le qui-vive. Quelques jours auparavant, le vol 800 de la TWA s’était écrasé au large de New York. Un an après l’attentat d’Oklahoma City, le spectre du terrorisme intérieur plane.

Une fusée nommée Bailey

Le premier coup de théâtre sportif survient le 27 juillet : après quatre faux départs au 100 mètres masculin, Donovan Bailey établit un nouveau record mondial en terminant la course en 9,84 secondes.

Le 3 août, le Canada et les États-Unis s’affrontent à nouveau au relais 4 x 100 mètres masculin. La tension est à son comble : les 80 000 personnes assises dans le stade d’Atlanta n’en ont que pour l’équipe maison et, dans les coulisses, on dit les athlètes américains particulièrement arrogants.

En quelques instants, une page d’histoire s’écrit : les Canadiens Donovan Bailey, Robert Esmie, Glenroy Gilbert et Bruny Surin s’imposent en 37,69 secondes.

Bruny Surin célèbre la médaille d'or au 4 x 100 m avec Robert Esmie, Donovan Bailey et Glenroy Gilbert.

Bruny Surin célèbre la médaille d'or au 4 x 100 m avec Robert Esmie, Donovan Bailey et Glenroy Gilbert.

Photo : AP / Denis Paquin

Un 4 x 100 mètres, c’est des heures et des heures de répétition juste pour passer ce témoin. […] Ce geste, il faut qu’il soit complètement synchronisé. Et le synchronisme canadien, ce jour-là, était tellement beau à voir. Quand Bruny Surin passe le dernier relais à Donovan Bailey, il regarde sans doute sur le côté, et il lève les bras en signe de victoire. Il sait déjà qu’à moins d’une catastrophe, eh bien, l’or échappe [aux Américains].

Robert Frosi

Petites victoires

Les Américains doivent en quelque sorte se contenter de prix de consolation avec la victoire de Michael Johnson, dit « la locomotive de Waco », au 200 mètres masculin, ainsi que la neuvième médaille d’or en carrière de Carl Lewis, qui en est à ses derniers jeux.

Robert Frosi, lui, vit un autre grand moment lors de ces mêmes Jeux olympiques lorsqu’il interviewe à l’improviste le légendaire boxeur Joe Frazier.

Robert Frosi utilisant un téléphone satellite à Atlanta, en 1996.

Robert Frosi aux Jeux d'Atlanta en 1996

Photo : Radio-Canada

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