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Kent Nagano, l’homme qui a redoré le blason de l’Orchestre symphonique de Montréal

Aujourd'hui l'histoire

Avec Jacques Beauchamp

Du lundi au vendredi de 23 h 30 à minuit

Kent Nagano, l’homme qui a redoré le blason de l’Orchestre symphonique de Montréal

Kent Nagano regarde vers les musiciens, un bras en l'air, et l'autre tenant sa baguette.

Kent Nagano

Photo : Getty Images / Felix Broede

Programmes pour enfants défavorisés, concerts dans le métro de Montréal ou sur un glacier dans le Grand Nord, soutien aux victimes du tremblement de terre d'Haïti comme à celles de Lac-Mégantic... Après le règne tourmenté de Charles Dutoit, le chef d'orchestre américain a su rapprocher l'Orchestre symphonique de Montréal (OSM) de sa communauté en plus de lui faire reprendre les tournées et la production de disques. Marie-Christine Trottier, animatrice à ICI Musique, raconte à Jacques Beauchamp comment Kent Nagano a également su honorer le passé comme le présent de la musique classique.

Kent Nagano pendant qu'il accorde une entrevue.

Kent Nagano sourit pendant une entrevue accordée à Radio-Canada.

Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

En 1999, Kent Nagano est invité à diriger l’OSM pour la Neuvième symphonie de Mahler. Entre les musiciens et lui, le courant passe. Son charme et son charisme impressionnent.

Le chef Charles Dutoit, lui, quitte l’ensemble en 2002 en pleine controverse à propos du climat de travail sous sa gouverne. Ce départ est suivi d’une grève de plus de six mois. L’OSM a perdu de son éclat. Il n’a pas fait de tournée depuis six ans. Le moral des troupes est au plus bas. On cherche un chef d’envergure qui sache soigner les blessures de l’OSM.

Nouvelle ère

Lors de l’annonce de sa nomination, en 2004, Kent Nagano termine un mandat à l’Orchestre symphonique allemand de Berlin. Il occupe également les fonctions de directeur musical à l’Opéra de Los Angeles et à l’Opéra d’État de Bavière, ainsi qu’à l’Orchestre symphonique de Berkeley (sa ville de naissance). Il a également travaillé à Boston, À Lyon et à Manchester.

Toutefois, il n’a jamais été à la tête de l’orchestre principal d’une grande ville, et c’est ce que Montréal lui offre.

Peu après son embauche, il prononce à la Chambre de commerce de Montréal un discours intitulé L’OSM et Montréal : une symbiose à cultiver.

Il est parfaitement conscient qu’en plus d’adoucir les mœurs, la musique, c’est bon pour les affaires. La musique symphonique fait rayonner une ville, oui, mais c’est aussi un outil de développement économique. C’est très moderne, très brillant de sa part d’avoir su créer, dès le début, un contact fort avec le monde des affaires. Les spécialistes des communications ont vite compris qu’ils devaient exploiter son beau visage rayonnant, avec, toujours, cette intériorité énigmatique.

Marie-Christine Trottier

L’ancien et le nouveau

Son premier concert à la tête de l’OSM, en septembre 2006, est consacré à la Neuvième symphonie de Beethoven, un programme repris lors de l’inauguration de la Maison symphonique de Montréal. Sous sa direction, l’orchestre enregistre d’ailleurs l’intégrale des symphonies de Beethoven, mais aussi les concertos pour piano de Chopin, de même que le drame lyrique L’aiglon, de Honegger et Ibert.

Le chef pige également dans le répertoire moderne en montant des œuvres de Philip Glass, d’Olivier Messiaen et de Penderecki.

Dans son souci de démocratiser la musique symphonique, enfin, il dirige des collaborations avec le conteur Fred Pellerin et l’entreprise multimédia Moment Factory, de même que des concerts pour le centenaire du Canadien de Montréal et pour les 50 ans du métro de Montréal, ainsi que la série de concerts extérieurs de la Virée classique, notamment.

L’année 2020 est la dernière de Kent Nagano avec l’OSM. Selon Marie-Christine Trottier, les idées du maestro ont coûté cher, mais elles ont apporté beaucoup à l’Orchestre symphonique de Montréal, de même qu’à la ville elle-même.

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