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Le cinéma québécois au Festival de Cannes en 7 films inoubliables

Aujourd'hui l'histoire

Avec Jacques Beauchamp

Du lundi au vendredi de 23 h 30 à minuit

Le cinéma québécois au Festival de Cannes en 7 films inoubliables

Mouffe et Robert Charlebois face à face.

Mouffe et Robert Charlebois dans Jusqu’au cœur, de Jean Pierre Lefebvre

Photo : Office national du film du Canada

Jean Pierre Lefebvre, Pierre Perreault et Michel Brault, Gilles Carles, Xavier Dolan... Depuis 1963, le prestigieux événement cinématographique est une vitrine importante pour un club sélect de cinéastes québécois. Certains y ont consolidé leur influence. D'autres ont précisé ou changé leur démarche au gré des prix et des échos médiatiques. Quelques-uns y ont simplement vécu des émotions fortes. Franco Nuovo, qui a couvert 16 festivals de Cannes, explique à Jacques Beauchamp qu'on peut retracer l'évolution de la société québécoise à travers les films qui y ont été présentés.

Pour la suite du monde, 1963

Le documentaire de Pierre Perreault et Michel Brault est le premier film québécois à avoir été présenté en compétition officielle à Cannes. En plus d’y recevoir un très bel accueil, le duo de cinéastes était tenu en haute estime par les jeunes cinéastes européens de la Nouvelle Vague, qui s’inspiraient de leur cinéma-vérité dans leurs propres œuvres.

Jusqu’au cœur, 1969

Avec 11 films projetés là-bas, Jean Pierre Lefebvre est le réalisateur québécois ayant été le plus vu sur les écrans de Cannes. Sa course s’est terminée en 1977 avec Le vieux pays où Rimbaud est mort.

La vraie nature de Bernadette, 1972

Gilles Carles a frappé un doublé avec ce film ainsi qu’avec La mort d’un bûcheron (1973), tous deux présentés en compétition officielle. La vraie nature de Bernadette y a connu le meilleur accueil des deux, mais, en voyant certains jeunes réalisateurs et critiques qu’il estimait réagir plus positivement à La mort d’un bûcheron, le cinéaste a compris qu’il progressait malgré tout.

J.A. Martin photographe, 1977

Le drame de Jean Beaudin récolte le prix d’interprétation féminine pour Monique Mercure. L’actrice a malheureusement raté la remise de prix en raison d’autres engagements au Québec.

Le déclin de l’empire américain, 1986

Denys Arcand était déjà allé à Cannes en 1972 pour La maudite galette, mais c’est avec son ode aux baby-boomers qu’il a connu son moment de gloire. Il est le réalisateur québécois ayant connu la présence la plus longue sur la Croisette.

Le déclin, ç’a été un peu comme Lauzon l’année suivante : ç’a été une révélation, parce que, justement, il y avait cette construction dans le cinéma d’Arcand, et c’était un cinéma très verbeux, très intello, et les Français avaient un faible pour ça. Lui aussi a eu droit à des critiques et à une ovation; c’est allé jusqu’aux Oscars. Malheureusement, le Québec n’était pas prêt pour la machine hollywoodienne.

Franco Nuovo

Un zoo la nuit, 1987

« Personne ne s’y attendait véritablement », dit Franco Nuovo à propos du film de Jean-Claude Lauzon. « Quand le film s’est terminé sur la musique de Jacques Brel, il y a eu une ovation incroyable, et Jean-Claude est sorti avec les membres de l’équipe, et la foule était amassée au pied des quelques marches […]. Il a été applaudi, ovationné… Il avait les larmes aux yeux; c’était véritablement troublant. »

Avec Léolo, en 1992, le cinéaste s’attendait à un accueil semblable à Cannes, et aurait connu une foudroyante déception en constatant qu’aucun prix ne lui était décerné.

J’ai tué ma mère, 2009

Le dernier arrivé parmi les cinéastes québécois chouchous à Cannes et aussi celui qui y a remporté le plus de prix. Tout cela, avant l’âge de 30 ans.

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