•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Aujourd'hui l'histoire

Avec Jacques Beauchamp

Du lundi au jeudi de 20 h à 20 h 30
(en rediffusion le samedi à 00 h 30)

Ces trames sonores qui ont marqué l’histoire du cinéma

Devant le jet d'eau d'une douche, une silhouette de femme brandit un couteau.

Image tirée du film Psychose (1960), Alfred Hitchcock

Photo : Getty Images / Paramount Pictures

Ascenseur pour l'échafaud, Psycho, Jaws, Star Wars... Parfois, la musique censée accompagner un film devient aussi importante que le film lui-même, voire plus. Tantôt, elle devient un personnage à part entière, d'autres fois, elle raconte une histoire en parallèle. Marie-Christine Trottier, animatrice de Toute une musique, explique à Jacques Beauchamp que les compositeurs qui les ont créées ont souvent puisé leur inspiration dans le travail d'autres créateurs.

Ascenseur pour l’échafaud, 1958

Mis en musique par le trompettiste Miles Davis, le classique de Louis Malle saisit l’engouement de l’époque pour le jazz. Ce serait l’assistant de Louis Malle, Jean-Paul Rappeneau, qui aurait présenté le réalisateur au musicien. Miles Davis n’a donné à son orchestre qu’une progression d’accords le matin même de l’enregistrement et a improvisé sa musique en regardant les images du film. Le trompettiste aurait ensuite suivi le même processus de création pour concevoir ses premiers albums.

Psychose, 1960

Des neuf musiques que Hermann a composées pour Alfred Hitchcock, celle-ci est la plus illustre. C’est en raison d’un budget limité que le chef d’orchestre a dû se contenter d’un petit ensemble à cordes pour l’enregistrer. Pour obtenir son atmosphère anxiogène, le compositeur a demandé aux musiciens de jouer avec des sourdines, sans vibrato, avec d’énergiques coups d’archet.

Les dents de la mer, 1975

Pour son terrifiant crescendo récompensé d’un Oscar, le compositeur John Williams s’est justement inspiré du travail de Bernard Hermann, qu’il a d’ailleurs côtoyé. Dans ce film de Steven Spielberg, la présence du fameux requin est plus souvent suggérée que montrée, et la musique de Williams contribue à cette constante anticipation.

Star Wars, 1977

Cette autre musique de John Williams aurait tellement impressionné le réalisateur George Lucas que ce dernier aurait tourné de nouvelles images pour mieux l’accompagner. Féru de compositeurs européens ayant émigré durant la Deuxième Guerre mondiale, Williams s’est inspiré de la trame sonore du compositeur Erich Kornhold pour un film datant de 1942, Crimes sans châtiment.

Il était une fois dans l’Ouest, 1968

Selon Marie-Christine Trottier, la musique d’Ennio Morricone marque davantage que les dialogues du western spaghetti de Sergio Leone. C’est elle qui donne un sens aux situations épiques et aux personnages picaresques mis en scène par le réalisateur. Dans cette étroite collaboration entre un cinéaste et un compositeur, la musique accompagne des personnages précis. Ainsi, le thème de l’homme à l’harmonica annonce l’apparition de Charles Bronson, et le thème principal du film, celui de Claudia Cardinale.

Le parrain, 1972

Pour mettre en musique l’œuvre de Francis Ford Coppola, le compositeur italien Nino Rota s’est copié lui-même en ressortant un air créé pour un film de 1958, Fortunella, d’Eduardo De Filippo.

La série James Bond, 1962

La paternité de ce thème hyper connu est disputée entre trois compositeurs, au point d’avoir fait l’objet d’une bataille juridique. Le compositeur John Barry aurait arrangé un thème de Monty Norman, puis le tout aurait été retouché par David Arnold. Le premier germe pourrait toutefois venir d’une œuvre de 1938 du clarinettiste Artie Shaw.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Vous aimerez aussi