•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Ces lieux importants qui incarnent le pouvoir à Ottawa

Aujourd'hui l'histoire

Avec Jacques Beauchamp

Du lundi au jeudi de 20 h à 20 h 30

Ces lieux importants qui incarnent le pouvoir à Ottawa

Ottawa vue du ciel.

Vue aérienne d'Ottawa

Photo : iStock

La Chambre des communes du Parlement, le sénat, la Cour suprême, le Château Laurier, le club Rideau... C'est dans ces endroits de la capitale fédérale que se prennent les décisions politiques qui façonnent la destinée de la nation et de ses habitants, selon Daniel Lessard. À l'occasion d'une série d'émissions enregistrées en Outaouais, le journaliste à la retraite parle également à Jacques Beauchamp de quelques restaurants où se tiennent des discussions plus informelles entre des acteurs politiques parfois rivaux.

Chambre des communes, édifice Ouest, colline du Parlement (Nouvelle fenêtre)

C’est là que sont déposés les projets de loi, qui sont ensuite envoyés dans des comités ainsi qu’au Sénat, pour ensuite revenir et être adoptés définitivement. C’est aussi là que les décideurs prononcent des discours en temps de crise et que des dignitaires étrangers, comme Barack Obama et Nelson Mandela, s’adressent aux Canadiens.

Cliché et noir et blanc de la Chambre des communes.

La Chambre des communes en 1941

Photo : La Presse canadienne

Sénat, édifice Centre, colline du Parlement (Nouvelle fenêtre)

Sorte de « petit frère » de la Chambre des communes, le lieu où siègent les sénateurs est, selon Daniel Lessard, un legs de la tradition politique britannique.

C’est là parce qu’il faut combler les 104 ou 108 sièges de ce Sénat. C’est fait de façon partisane. Est-ce qu’on devrait le changer? Oui. Comment? Je ne le sais pas. Est-ce que c’est possible de le changer? Non, parce qu’il faut l’unanimité des provinces, du gouvernement et du Sénat. Donc, demander au Sénat de se faire hara-kiri? Bonne chance.

Daniel Lessard

Cour suprême, 301, rue Wellington (Nouvelle fenêtre)

La plus haute instance judiciaire du pays n’est pas seulement le dernier arrêt possible de tout litige, c’est aussi un outil pour traiter des grandes questions sociales lorsque les politiciens n’arrivent pas à s’entendre. C’est là que l’interdiction de l’avortement a été déclarée inconstitutionnelle en 1988 et que, plus récemment, le mariage entre conjoints de même sexe et l’aide médicale à mourir ont été reconnus.

Bureau du premier ministre et du conseil privé, 80, rue Wellington
 (Nouvelle fenêtre)

La garde rapprochée du premier ministre siège dans ce bâtiment austère. Ce conseil est formé d’une cinquantaine de spécialistes de différents domaines, de l’agriculture aux affaires internationales. On y planifie aussi les grandes stratégies de communication de l’État. Le premier ministre travaille cependant plus souvent depuis son bureau du parlement ou sa résidence officielle.

Le Bureau du premier ministre et du conseil privé à Ottawa.

Le Bureau du premier ministre et du conseil privé à Ottawa

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Édifice du Sénat, 2, rue Rideau (Nouvelle fenêtre)
 (Nouvelle fenêtre)

Aménagé dans une ancienne gare et aussi connu sous le nom de « vieux centre des conférences », il a accueilli de nombreuses conférences fédérales et internationales. C’est dans sa cuisinette que Jean Chrétien et les procureurs généraux de l’Ontario et de la Saskatchewan, Ray Romanow et Roy McMurtry, ont fait accepter le rapatriement de la Constitution à huit premiers ministres provinciaux, à l’insu du Québec, dans la nuit du 4 novembre 1981.

Château Laurier, 1, rue Rideau
 (Nouvelle fenêtre)

Surnommé « la troisième chambre du Parlement », l’hôtel cinq étoiles a abrité le général de Gaulle, la reine d’Angleterre, Winston Churchill et maints autres dignitaires et acteurs importants de l’histoire. L’architecte Charles Melville Hayes, qui en a conçu les plans, était en route pour assister à son inauguration lorsqu’il a péri dans le naufrage du Titanic en 1912.

Club Rideau, 99, rue Bank
 (Nouvelle fenêtre)

Fondé 22 mois avant la Confédération canadienne par John A. Macdonald et George-Étienne Cartier, en 1865, ce prestigieux club social abrite la bibliothèque la mieux garnie au pays. Robert Borden, Lester B. Pearson, Ernest Lapointe, Henri Bourassa, Marshall McLuhan, Charles Taylor, Margaret Atwood et de nombreuses autres personnalités passées et présentes des élites politique et culturelle l’ont fréquenté.

Restaurant du parlement, édifice Centre, colline du Parlement
 (Nouvelle fenêtre)

Réservé aux politiciens, aux journalistes et à leurs invités, l’établissement est actuellement fermé pour des rénovations. Chaque parti y avait sa table; des alcôves rendaient les discussions secrètes possibles et il n’était pas rare d’y voir les plus farouches adversaires politiques trinquer ensemble.

Une cuisinière devant une table de restaurant.

La cuisinière Ashley Stenabaugh devant une table du restaurant du Parlement, actuellement fermé pour rénovations.

Photo : La Presse canadienne / FRED CHARTRAND

Café Henry Burger, 69, rue Laurier
 (Nouvelle fenêtre)

Diplomates, espions russes, visiteurs étrangers, représentants officiels, monarques… Des années 1920 aux années 1970, ils fréquentaient tous ce prestigieux restaurant tenu par un couple d’origine suisse, dont la table était réputée pour être extraordinaire.

Mamma Teresa, 300, rue Somerset O.
 (Nouvelle fenêtre)

Situé non loin du parlement, ce restaurant italien aurait été le théâtre de plus d’un jeu de coulisses à l’époque du scandale des commandites et du référendum de 1995. L’endroit aurait été très fréquenté par l’élite libérale durant les règnes de Pierre Elliott Trudeau et de Jean Chrétien.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Vous aimerez aussi