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Maurice Chevalier, la vedette d’opérette qui a conquis le monde

Aujourd'hui l'histoire

Avec Jacques Beauchamp

En reprise tout l'été
Du lundi au vendredi de 23 h 30 à minuit

Maurice Chevalier, la vedette d’opérette qui a conquis le monde

Maurice Chevalier, vêtu de son fameux canotier, regarde par une fenêtre en souriant.

Maurice Chevalier en 1963

Photo : Getty Images / Ronald Dumont

Son charme français typique, sa proximité avec le public et sa façon d'incarner la chanson lui ont permis de régner sur l'ère du music-hall comme sur Hollywood. Véritable amant de la scène, ce dandy sympathique a préféré retrouver les salles de France après s'être épuisé sur les plateaux de tournage américains. L'accordéoniste Steve Normandin raconte à Jacques Beauchamp comment, des comiques anglais à la relève qu'ont représentée Gilbert Bécaud et Henri Salvador, Maurice Chevalier a su s'inspirer d'autrui pour se renouveler.

Maurice Chevalier.

Maurice Chevalier dans le film Folies bergères, en 1935

Photo : Getty Images / Henry Guttmann Collection

Né le 12 septembre 1888 d’une mère d’origine belge, il est élevé dans le quartier populaire de Ménilmontant. Lorsque sa mère éprouve des ennuis de santé, il séjourne, à contrecœur, à l’hospice des enfants assistés et jure ensuite de s’occuper d’elle en travaillant. L’atelier de fabrication de punaises ne lui convenant guère, il monte sur la scène d’un café pour y chanter dès l’âge de 12 ans. L’expérience est une catastrophe, mais l’incite à répéter.

Des dames de cœur

Il obtient ses premiers succès sur scène en 1905, à l’Alcazar de Marseille, puis en 1908 à l’Eldorado de Paris. Il fait la connaissance de la chanteuse Fréhel, dont il devient l’amant, mais qui l’entraîne dans l’abus de cocaïne et d’opium. Il noue ensuite une relation amoureuse avec Mistinguett, qui lui enseigne l’élégance dont il manquait encore. Lors d’un voyage à Londres en sa compagnie, il voit le danseur à claquettes Norman French, dont il imite désormais le style.

La Première Guerre mondiale, durant laquelle il va au front, lui sert de cure de désintoxication forcée. C’est à son retour, dans les années 1920, que sa carrière prend véritablement son envol.

Maurice Chevalier devient la vedette de l’opérette. […] Il devient la coqueluche de Paris [avec] ses deux grandes opérettes que sont Dédé, en 1921, et, l’année d’ensuite, Là-haut, avec le fameux Dranem. C’est par le biais de ces comédies musicales que le cinéma s’intéresse à lui. Les gens disent : "Il sait chanter, il sait faire la comédie et, en plus, il est bilingue. Donc, il est peut-être un bon parti pour l’Amérique."

Steve Normandin
Maurice Chevalier fait quelques pas de danse devant un fond blanc.

Maurice Chevalier en 1950

Photo : Getty Images / AFP

Les années ciné

Il passe les années 1928 à 1935 aux États-Unis, à tourner dans des films comme La veuve joyeuse, d’Ernst Lubitsch. Comme son contrat le force à assurer la postsynchronisation en français de ses films, il fait du surmenage. Il s’ennuie également de la scène. C’est pourquoi il retourne en France, où il tente de poursuivre sa carrière cinématographique, mais sans grand succès avant 1947, année de sortie du film Le silence est d’or, de René Clair.

Durant la Deuxième Guerre mondiale, il est involontairement perçu comme étant à la solde des nazis lorsqu’il tente de monnayer des spectacles en Allemagne contre la libération de prisonniers. Cet épisode le hantera pour le reste de sa vie.

Dernières croisades

Après la guerre, il connaît une nouvelle période prolifique en revivant ses années d’opérette sur disque, à la radio ainsi que dans des spectacles-rétrospectives. Il chante également les chansons de jeunes artistes.

Maurice Chevalier et le comédien américain Bob Hope s'échangent des grimaces.

Maurice Chevalier et le comédien américain Bob Hope

Photo : Getty Images / STR

Il fait ses adieux à la scène en 1968, après une ultime tournée mondiale. Il rédige ses mémoires et participe à quelques émissions télévisées, puis meurt en 1972.

Selon Steve Normandin, Maurice Chevalier s’est fait l’ambassadeur de l’esprit français à travers son personnage de scène plus grand que nature, mais dont la bonhomie inspirait la familiarité.

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