•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Brahms, le compositeur romantique perfectionniste et introspectif

Aujourd'hui l'histoire

Avec Jacques Beauchamp

Du lundi au jeudi de 20 h à 20 h 30

Brahms, le compositeur romantique perfectionniste et introspectif

Une photo de Johannes Brahms estimée à 1895

Johannes Brahms en 1895

Photo : Getty Images / Hulton Archive

Connu sans l'être pour sa célèbre berceuse, que tous les parents ont chantée à leur enfant, il est l'un des trois B de la musique classique – avec Beethoven et Bach – pour ses œuvres aux grandes mélodies et aux détails travaillés. Autodidacte dévoué, il n'a connu le succès que sur le tard et projetait dans sa musique tout ce qu'il n'arrivait pas à vivre dans le réel, comme son amour impossible avec Clara Schumann. Françoise Davoine, ex-animatrice à ICI Musique, raconte à Jacques Beauchamp que la vie et l'œuvre de Brahms ont été dominées par la rigueur et la bienveillance.

Né en 1833 à Hambourg, le petit Johannes Brahms montre très tôt un don pour la musique. Dès 13 ans, il se produit dans les bars et les bordels avec son père, qui est musicien ambulant.

À 15 ans, il donne ses premiers concerts au piano, lors desquels il joue Beethoven et Bach, mais aussi ses propres œuvres. Le violoniste hongrois Joseph Joachim le met en contact avec Franz Liszt, qui le prend sous son aile, mais le courant ne passe pas entre les deux musiciens.

Johannes Brahms à l'âge de 20 ans, en 1853.

Johannes Brahms en 1853, alors qu'il avait 20 ans

Photo : Getty Images / Keystone Features

Mentorat mouvementé

À sa rencontre, Robert Schumann crie au génie et l’accueille à son tour. Cette admiration pèse lourd pour le jeune Johannes, 20 ans, dont le répertoire est restreint et le perfectionnisme, paralysant. Schumann, de plus de 20 ans son aîné, est une figure respectée à Dusseldorf, et Johannes a si peur de ne pas être digne de l’estime de son mentor qu’il jette plusieurs œuvres.

Chez Schumann, il trouve néanmoins une vraie vie de famille, une incitation à composer des œuvres symphoniques et à travailler ses orchestrations, de même qu’une passion dévorante pour l’épouse du compositeur, Clara. Cet amour demeure secret jusqu’à la mort de Schumann, en 1856. Après avoir veillé sur sa famille pendant l’hospitalisation de Robert, il réalise que ses sentiments ne sont pas réciproques. Il s’éloigne, mais entretient avec Clara une relation amicale et musicale pendant plus de 40 ans.

Le compositeur Johannes Brahms en 1869.

Johannes Brahms en 1869

Photo : Getty Images / Fr. Luckhardt

Le salut en Autriche

Brahms vit par la suite une série d’échecs. On lui refuse un poste de chef d’orchestre à Hambourg, il rompt des fiançailles et son premier concerto est mal reçu. Il élit donc domicile à Vienne, la ville de Beethoven, de Schubert et de Mozart. C’est là qu’il passe ses plus belles années. Il y travaille d’abord comme chef de chœur, mais devient de plus en plus connu comme pianiste, comme conducteur, comme compositeur et comme éditeur.

En 1873, Brahms connaît un premier succès symphonique majeur avec ses variations sur un thème d’Hayden.

Ce n’est pas rien. Il a quand même 40 ans et il a attendu tout ce temps-là pour publier [une symphonie]. Mais vous savez, il y avait l’ombre de Beethoven et de Schubert qui planait. En 10 ans, [Brahms] livre quatre symphonies, un concerto pour violon, un deuxième concerto pour piano, un double concerto, des ouvertures, des lieder, des pièces pour chœur, de la musique de chambre… Il est en pleine possession de ses moyens. Et surtout, partout, partout, le public attend ses œuvres.

Françoise Davoine
Photo de la signature du compositeur allemand Johannes Brahms, prélevée en 1870.

La signature du compositeur Johannes Brahms, prélevée en 1870

Photo : Getty Images / Hulton Archive

Reconnaissance, solitude et épuration

Il termine sa vie dans la capitale autrichienne, où il devient l’une des personnalités les plus connues et reçoit des décorations. Il se fait appeler « Docteur Brahms ».

Au cours de ses 10 dernières années, il devient de plus en plus solitaire. Il compose d’ultimes pièces pour clarinette, pour piano solo, pour chœurs et pour orgue dans lesquelles on sent un hommage à Bach, son idole.

Il meurt à 63 ans, en 1897, et est enterré à Vienne, près de Beethoven et de Schubert.

Les tribunes de Radio-Canada.ca font peau neuve

Les tribunes de Radio-Canada.ca sont actuellement fermées pour permettre de grandes rénovations destinées à rendre votre expérience encore plus agréable.

Quelques points à retenir:

  • Vos nom d'usager et mot de passe demeurent inchangés
  • Les commentaires publiés ces derniers mois seront transférés graduellement
  • La modération des commentaires se fera selon les mêmes règles.
Nous croyons que ce changement rendra votre expérience sur Radio-Canada.ca encore plus intéressante et interactive.

À plus tard!

L'équipe de Radio-Canada.ca

Vous aimerez aussi