•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L’incroyable aventure des sondes spatiales Voyager

Aujourd'hui l'histoire

Avec Jacques Beauchamp

Du lundi au jeudi de 20 h à 20 h 30

L’incroyable aventure des sondes spatiales Voyager

Illustration de la sonde Voyager

La sonde Voyager est le premier objet fabriqué par l'humanité ayant quitté le système solaire.

Photo : NASA

Depuis leur lancement en 1977, les deux sondes intersidérales ont produit les premières photos d'éruptions volcaniques ailleurs que sur Terre. Elles ont aussi détecté les anneaux autour de Jupiter et de Neptune, les vents de 1800 km/h soufflant sur Jupiter et les pôles magnétiques drôlement placés d'Uranus, en plus de mesurer la longueur exacte d'une journée sur ces planètes. Et ce n'est pas fini, puisqu'elles continuent d'envoyer de l'information après 42 ans de vol! François Gaudreau, enseignant en physique, discute avec Jacques Beauchamp de l'ambition dont témoigne le programme spatial Voyager.

C’est un ingénieur de la NASA qui, en 1967, réalise qu’un alignement des quatre planètes extérieures du système solaire – Jupiter, Saturne, Neptune et Uranus – rend soudainement plus facile une mission dans cette direction. Grâce au phénomène de l’assistance gravitationnelle, ou l’effet catapulte, une sonde pourrait profiter de la gravité d’une planète pour visiter la suivante et ainsi de suite, le tout avec moins de carburant. Un tel alignement ne se produit que tous les 175 ans.

La sonde Voyager, testée dans les laboratoires de la NASA en Californie

La sonde Voyager, testée dans les laboratoires de la NASA en Californie

Photo : NASA

De grandes visées dissimulées

D’abord évalué à 1 milliard de dollars, le coût du programme est ensuite révisé à 360 millions. Le financement est officiellement destiné à une mission qui visiterait Jupiter et Saturne, mais au moment de la construction des sondes, on les équipe discrètement pour qu’elles durent bien au-delà de la trajectoire prévue, et ce, dans l’espoir qu’elles puissent aussi visiter Uranus et Neptune.

L’astrophysicien Carl Sagan a l’idée de les doter aussi d’un disque d’or sur lequel se trouvent des images et un enregistrement sonore destinés à d’éventuelles civilisations extraterrestres. Le disque comprend des informations sur la physionomie humaine, sur les activités sur Terre ainsi que sur les langues qu’on y parle.

Les instructions gravés sur le disque d'or de la sonde Voyager 1

Les instructions gravés sur le disque d'or de la sonde Voyager 1

Photo : NASA

À vos marques, prêtes, explorez!

Les deux sondes sont lancées respectivement le 20 août et le 5 septembre 1977. Voyager 2 part la première, mais Voyager 1 est conçue pour être plus rapide. Elles atteignent leurs premières cibles en 1979 et en 1980.

C’est toutefois en 1986 et en 1989 qu’elles envoient leurs informations les plus intéressantes à la Terre après avoir frôlé Uranus et Neptune.

On n’a pas une grande collection de planètes à étudier. Notre système solaire n’en compte que huit. Pour les scientifiques, c’est bien peu. Donc, on va chercher toute l’information qu’on peut sur chacune d’entre elles. […] Encore aujourd’hui, les meilleurs télescopes – Hubble et compagnie – qui pointent vers Neptune et Uranus [ne montrent] que très peu de détails comparativement aux vielles technologies des années 1970 [se trouvant] à proximité.

François Gaudreau
La planète Saturne

Cette photo de la planète Saturne a été assemblée en 1998 à partir des clichés pris par la sonde Voyager 2.

Photo : afp via getty images / AFP

L’ultime frontière

Depuis, les sondes ont toutes deux dévié de leur trajectoire pour sortir, dans des directions différentes, du système solaire. En 2012 et en 2018, elles ont atteint l’héliopause, soit le point où le soleil cesse totalement d’exercer une influence.

Il s’agit du second prolongement de la mission Voyager, qui continue à ce jour d’envoyer des informations à la Terre au moyen des immenses antennes des deux sondes. Il faudra à ces dernières 40 000 ans pour atteindre toute planète à proximité d’une étoile comme la nôtre.

Selon François Gaudreau, cela démontre la difficulté du voyage interstellaire physique, et les sondes flancheront vraisemblablement avant d’accoster outre-monde, mais elles ont déjà franchi les plus grandes distances jamais franchies par l’humanité et ont amplement rempli leur mission de repousser les limites de l’univers connu.

Les tribunes de Radio-Canada.ca font peau neuve

Les tribunes de Radio-Canada.ca sont actuellement fermées pour permettre de grandes rénovations destinées à rendre votre expérience encore plus agréable.

Quelques points à retenir:

  • Vos nom d'usager et mot de passe demeurent inchangés
  • Les commentaires publiés ces derniers mois seront transférés graduellement
  • La modération des commentaires se fera selon les mêmes règles.
Nous croyons que ce changement rendra votre expérience sur Radio-Canada.ca encore plus intéressante et interactive.

À plus tard!

L'équipe de Radio-Canada.ca

Vous aimerez aussi