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Le cinéma honnête, altruiste et curieux d’Agnès Varda

Aujourd'hui l'histoire

Avec Jacques Beauchamp

Du lundi au jeudi de 20 h à 20 h 30

Le cinéma honnête, altruiste et curieux d’Agnès Varda

Audio fil du mardi 3 septembre 2019
La cinéaste Agnès Varda en plan rapproché une photo en noir et blanc datant de 1970.

Agnès Varda en 1970

Photo : AFP/Getty Images / -

« Ce n'est pas le besoin de créer des images, c'est que j'ai les yeux curieux », disait-elle. Pionnière du cinéma au féminin, la réalisatrice de Sans toit ni loi, de Jacquot de Nantes ou de Cléo de 5 à 7 s'éprenait d'abord d'un sujet, puis tâchait de lui trouver le meilleur format, qu'il soit de fiction, documentaire ou court métrage. Elle prenait la parole, s'insérait parfois dans ses œuvres et les revisitait au besoin. Michel Coulombe, chroniqueur cinéma, raconte à Jacques Beauchamp comment Agnès Varda s'est construit un personnage.

Baptisée Arlette à sa naissance, la fille de parents grecs et français commence par changer de prénom à ses 18 ans. Sa coupe au bol et sa petite taille deviennent vite une marque de commerce, parfois plus connue et reconnue que ses films.

Cette notoriété lui permet de se mettre en scène dans des documentaires comme Les plages d’Agnès (2008) ou Varda par Agnès (2019), mais aussi d’appuyer l’initiative pro-choix Manifeste des 343 salopes, en 1971.

La femme tient un bouquet de fleurs et un trophée.

Agnès Varda honorée à Berlin le 13 février 2019

Photo : AFP/Getty Images / JOHN MACDOUGALL

L’appel du mouvement

Après des débuts comme photographe, elle se tourne vers le cinéma par envie d’apprivoiser le mouvement, et ce, malgré une connaissance limitée du média. La pointe courte (1955), son premier film, s’inspire d’un roman de William Faulkner dans sa structure qui mélange des histoires parallèles.

La pointe courte devance la Nouvelle Vague parce qu’elle tourne dans les décors [d’origine], avec une certaine légèreté, avec un rapport au jeu très différent du jeu naturaliste que l’on privilégie habituellement, en noir et blanc. C’est un geste qu’elle appelait "radical". Ce mot revient souvent dans sa bouche. Elle dit : "Je suis une artiste, je pose des gestes radicaux, je ne cherche pas […] à plaire à tout prix."

Michel Coulombe

Cinéréalité

C’est plutôt Cléo de 5 à 7 (1962) qui lance sa carrière. Dans cette réflexion sur la beauté et la mort, on suit une femme presque en temps réel pendant qu’elle attend le verdict d’un médecin. Varda y affirme son goût du concept, ainsi qu’un parti pris pour la réalité sans enjolivement.

Sans toit ni loi (1985) arrive comme une anomalie dans son œuvre : il remporte un succès commercial, alors que la réalisatrice se définit plutôt comme une femme de la marge.

Complète avec Demy

Le cinéaste Jacques Demy, rencontré à la fin des années 1950, est l’amour de sa vie. À la mort de ce dernier, en 1990, elle lui consacre trois films (dont Jacquot de Nantes, 1991) et veille à la restauration et au rayonnement de ses œuvres.

Petits destins, grandes histoires

En 1995, Les cent et une nuits de Simon Cinéma est un échec si retentissant qu’elle tourne le dos à la fiction pour plutôt se consacrer au documentaire.

Cela déclenche une période fertile, marquée par Les glaneurs et la glaneuse (2000), Les plages d’Agnès et Visages, villages (2017), qui s’intéressent aux destins des petites gens ordinaires.

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