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Libération des Pays-Bas en 1945 : ce haut fait d’armes canadien méconnu

Aujourd'hui l'histoire

Avec Jacques Beauchamp

Du lundi au jeudi de 20 h à 20 h 30
(en rediffusion le samedi à 00 h 30)

Libération des Pays-Bas en 1945 : ce haut fait d’armes canadien méconnu

Photo d'Archives montrant un militaire, arme à la main guidant des prisonniers, les mains en l'air.

Le 9 février 1945, le sergent canadien Victor Gauthier, du régiment de Maisonneuve, guide des prisonniers allemands, près de Nijgemen, aux Pays-Bas.

Photo : La Presse canadienne / Michael M. Dean

Lors des derniers mois de la Seconde Guerre mondiale, les soldats canadiens ont orchestré la libération des Pays-Bas des mains des troupes hitlériennes. Ils ont ainsi écrit l'un des plus importants chapitres de l'histoire militaire canadienne. Étrangement, ce chapitre demeure très peu connu ici, fait remarquer le spécialiste en questions militaires et géopolitiques Stéphane Roussel.

À l’arrivée des Canadiens, fin 1944, les Néerlandais souffraient déjà depuis cinq ans sous le joug des Allemands.

Durant l’hiver 1944-1945, la Hollande est allée au bout de ses forces. Des milliers de Hollandais sont morts de faim ou de froid lors de cette période de combats qui a vu l’armée canadienne prendre le dessus sur les Allemands. Jamais n’avait-on vu pareille famine en Europe lors de ce grand conflit, sauf peut-être lors du siège de Varsovie.

Par ailleurs, plus de 7000 Canadiens ont laissé leur vie sur les champs de bataille.

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La Hollande mise à part de la stratégie des Alliés

En août 1944, après deux mois à percer la défense nazie en Normandie, les Alliés se sont dirigés vers l’Allemagne. Le rôle des Canadiens, à cette période, était de maintenir le flanc nord de l’avance alliée, mais aussi de libérer les ports français. Une fois que ce fut chose faite, ils se sont retrouvés en Hollande.

À ce moment, une petite parcelle du sud-ouest des Pays-Bas a été reconquise, lors de la bataille de L’Escaut, devenue le tournant du conflit. L’avancée s’est poursuivie.

Ça a donné lieu à des combats très durs. Il y avait des zones inondées et les Allemands s’accrochaient vraiment au territoire.

Stéphane Roussel, directeur du Centre interuniversitaire de recherche sur les relations internationales du Canada et du Québec.

Des combattants qui n’ont plus rien à perdre

La Hollande était située à l’écart de l’axe d’avancée des Alliés, si bien qu’elle n’a pas pu profiter d’une libération aussi rapide que la France, par exemple.

Sur le terrain, les Canadiens ont rencontré une armée allemande pugnace, dont les membres étaient prêts à tout avant de mourir, sachant leur cause perdue d’avance.

À leurs côtés, on trouvait aussi des Hollandais qui avaient choisi leur camp, des collaborateurs ayant du sang sur les mains.

La joie de la libération et des débordements douteux

Après la victoire, il a fallu une année avant de pouvoir rapatrier tous les soldats canadiens stationnés dans le pays. Le comportement d’une partie de ces 170 000 soldats après la guerre a été remis en question.

Comme l’explique Stéphane Roussel, la population était heureuse de voir les Canadiens arriver pour les libérer, mais elle était aussi contente de les voir repartir, un an plus tard.

Wageningen, The Netherlands; May 5,1945--Second World War-- German Forces in Holland represented by Gens. P. Reichelt and J. Blaskowitz surrender to Gen. C. Foulkes, Prince Bernhardt, Brig. W.P. Gilbride, Capt. Molner and Brig. G. Kitching. Wageningen, The Netherlands, 5 May 1945. (CP PHOTO) 1999 ( National Archives of Canada/A.M.Stirton ) PA-137472

L'armée canadienne (à gauche), le général Foulkes à sa tête, reçoit la reddition de l'armée allemande, le 5 mai 1945, à Wageningen, en Hollande.

Photo : La Presse canadienne / A. M. Stirton

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