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Jacques Beauchamp
Audio fil du jeudi 27 juin 2019

Joséphine Baker, la femme de combat derrière la vedette de music-hall

Publié le

Photo en noir et blanc d'une femme souriante qui porte de la fourrure sur ses épaules.
La chanteuse et danseuse Joséphine Baker   Photo : Getty Images / General Photographic Agency

Indéniablement, Joséphine Baker a été la première femme noire à accéder au rang de vedette en Europe. Derrière l'icône, le symbole sexuel du Paris des années 1930, l'émoi et le scandale qu'elle a créés en dansant lascivement avec sa célèbre ceinture de bananes autour de la taille, Joséphine Baker a aussi été une femme engagée, entre autres dans la Résistance française et dans la lutte pour les droits civiques des personnes noires aux États-Unis. L'historien Jean-Pierre Le Glaunec, l'animateur à ICI Musique Stanley Péan et Angélique de Labarre, propriétaire du château des Milandes, dans le sud-ouest de la France, où a vécu Joséphine Baker une trentaine d'années, nous racontent l'incroyable parcours de la danseuse et chanteuse.

Joséphine Baker naît à Saint Louis en 1906 dans une famille pauvre. Son père quitte la maison alors qu’elle a 2 ans. Dès l’âge de 8 ou 9 ans, elle crée des spectacles de danse. À 12 ans, elle propose ses services de danseuse au Booker T. Washington Theatre de Saint Louis. Le directeur du théâtre lui offre plutôt un poste d’habilleuse.

En 1921, elle quitte sa ville natale pour tenter sa chance à New York et est embauchée dans la première comédie musicale qui met en vedette des personnes noires, Shuffle Along.

Cette femme très drôle et très sensuelle triomphe. […] Cette manière de danser et d’utiliser son corps est déjà présente dans son œuvre.

Stanley Péan

En 1925, au Théâtre des Champs Élysées, La revue nègre lui permet d’entrer dans la légende, même si elle fait d'abord scandale avec ce spectacle. Après les Champs Élysées, elle devient danseuse au théâtre des Folies Bergère.

Joséphine Baker chante et gesticule dans un décor de scène.
La chanteuse Joséphine Baker Photo : Radio-Canada/Henri Paul

Jusqu’alors une danseuse, Joséphine Baker se met à chanter au début des années 1930. J’ai deux amours est son grand succès. En 1936, elle tente un premier retour artistique aux États-Unis, mais la population blanche l’accueille assez mal. Elle se sent alors abandonnée par son peuple.

Un nouveau chapitre de sa vie

Le début de la Seconde Guerre mondiale change sa vie, car Joséphine Baker s’engage dans la Résistance française en 1939.

Elle cache des messages codés dans ses partitions de musique.

Angélique de Labarre

Au château des Milandes, qu’elle commence à louer, elle cache des armes, des Juives et Juifs parmi ses proches et des membres de la Résistance. Elle reçoit la Légion d’honneur pour ses services durant la guerre.

En 1947, elle achète le château des Milandes avec son mari, le chef d’orchestre de jazz Jo Bouillon. C’est là qu’elle réalise son rêve de « tribu arc-en-ciel » en adoptant 12 enfants au cours des années qui suivent.

Elle cherche à nouveau l’approbation de ses compatriotes des États-Unis lors d’une tournée en 1951. Malheureusement, elle se heurte encore à la ségrégation raciale qui a cours aux États-Unis et dénonce ce racisme en s’impliquant dans la lutte pour les droits civiques.

Une femme portant un uniforme militaire chante assise sur un piano. Deux soldats sont derrière-elle et lui font dos.
Josephine Baker en 1973 Photo : Getty Images/-

En 1969, Joséphine Baker doit quitter le château des Milandes. Elle remonte sporadiquement sur scène jusqu’en 1975, l’année de sa disparition.

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