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Jacques Beauchamp
Audio fil du jeudi 2 mai 2019

L’envoûtante Marlene Dietrich, l’une des plus grandes étoiles du cinéma

Publié le

Photo en noir et blanc d'une femmes des années 1930 qui regarde la caméra.
Marlene Dietrich   Photo : Getty Images / Eugene Robert Richee

Véritable légende, synonyme de séduction et de liberté, Marlene Dietrich appartient au cercle restreint des plus grandes icônes du 20e siècle. Le chroniqueur cinéma André Lavoie nous parle du parcours exceptionnel de l'actrice qui incarnait la mythique Lola Lola dans L'ange bleu, le film de 1930.

Née en 1901 à Berlin, Marlene Dietrich développe rapidement un goût pour les arts et se destine à une carrière de violoniste. Sa détermination frondeuse et insolente se manifeste dès son enfance.

Durant les années 1920, le monde du spectacle et des cabarets la fascinent. Ce sont les années folles de Berlin, elle entre rapidement dans ce milieu artistique.

Elle vit pleinement la liberté sexuelle, la permissivité que cette ville et que cette époque offre aux gens, surtout aux gens du milieu culturel. […] Tous les gens qui l’ont connue à cette époque disent à quel point elle était désireuse, mais ardemment, de devenir une vedette.

André Lavoie, chroniqueur cinéma

L’ange bleu, qu’elle tourne avec Josef von Sternberg en 1930, propulse sa carrière et change sa vie. Ce film, qui est un classique du cinéma, est coproduit par le studio américain Paramount. Elle obtient ainsi son passeport pour Hollywood.

Photo en noir et blanc d'une femme et d'un homme qui regardent la caméra alors qu'ils sont assis à une table ronde dans un restaurant. Les deux ont une cigarette entre leurs doigts.
Marlene Dietrich et Josef von Sternberg en 1935 Photo : Getty Images/General Photographic Agency

Elle vit dès lors une relation amoureuse et professionnelle avec Josef von Sternberg. C’est là que le cinéaste peaufine la technique d’éclairage qui la magnifiera.

La technique est à la fois simple et complexe : beaucoup d’éclairage au-dessus de sa tête, au-dessus de son corps, et des ombrages sur les pommettes pour créer, accentuer le côté maigreur, pour accentuer le raffinement de Dietrich.

André Lavoie, chroniqueur cinéma

Après la séparation du couple, Marlene Dietrich tourne dans des films où on la découvre sous un autre jour. Dans Femme ou démon (1939), George Marshall filme une actrice pleine de sensualité, mais aussi frondeuse, téméraire, voire violente. Elle revient dans les bonnes grâces des studios de cinéma.

Lili Marleen

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Marlene Dietrich accroit sa célébrité avec les spectacles qu’elle donne aux soldats américains – en guerre contre son pays d’origine – entre autres par son interprétation de la chanson Lili Marleen. Il s’agit d’un point décisif de sa carrière, car elle redécouvre les joies de la scène.

Photo en noir et blanc d'une femme entourée de soldats et qui donne une feuille de papier à l'un d'entre eux.
Marlene Dietrich signe des autographes pour des soldats américains en 1945. Photo : Getty Images/Fred Ramage

C’est dans les années 1950 que Marlene Dietrich revient au cinéma, avec de grands réalisateurs, dans des rôles secondaires, mais souvent percutants en raison de sa grande présence à l’écran.

Je pense entre autres à La soif du mal, d’Orson Welles, où elle apparaît peut-être 10 minutes, mais chacune de ses apparitions est absolument spectaculaire.

André Lavoie, chroniqueur cinéma

Billy Wilder lui offre aussi un petit rôle foudroyant et extraordinaire dans Témoin à charge, mais elle ne retrouvera jamais l’aura cinématographique qu’elle avait lors de sa relation avec Josef von Sternberg.

Les nombreux spectacles qu’elle donne à cette époque à Las Vegas et en tournée dans le monde continuent d’entretenir sa légende et à construire son image.

L’isolement

À partir du milieu des années 1970, l’actrice décide de s’isoler dans son hôtel particulier de Paris, comme le fait à New York sa grande rivale, Greta Garbo. Cette rivalité est fabriquée en partie par les studios, Greta Garbo étant liée avec MGM, et Marlene Dietrich avec Paramount; on veut faire de Dietrich la nouvelle Garbo.

Marlene Dietrich a toujours vécu librement et tenait à le faire savoir. Elle a réussi à imposer cette volonté à Hollywood et au monde entier. Son image et son jeu où respiraient l’érotisme et la sensualité auront inspiré nombre d’artistes, de designers de mode, de travestis et de drag-queens, en plus de devenir une référence au cinéma et dans la publicité.

Dans un cimetière se trouve une tombe avec une pierre écrite en allemand et Marlene 1901-199.
La tombe de Marlene Dietrich à Berlin   Photo : André Lavoie

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