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Jean-Paul L’Allier, l’homme qui a transformé la ville de Québec

Aujourd'hui l'histoire

Avec Jacques Beauchamp

Du lundi au jeudi de 20 h à 20 h 30

Jean-Paul L’Allier, l’homme qui a transformé la ville de Québec

Audio fil du lundi 1 avril 2019
Photo de la soirée d'élection sur laquelle on voit le maire aux cheveux argentés lever le pouce.

Jean-Paul L'Allier lors de sa troisième élection à titre de maire de Québec, le 4 novembre 2001.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Politicien, diplomate et grand défenseur de la culture sous toutes ses formes, Jean-Paul L'Allier a réalisé l'œuvre de sa vie lors des trois mandats à titre de maire de la Vieille Capitale. On lui doit la revitalisation du quartier Saint-Roch, au centre de la ville, comme le fait remarquer l'historien Gilles Gallichan.

« J’adore cette ville-là, même si je n’y suis pas né », disait le politicien, qui a vu le jour en 1938 dans la grande région de Montréal.

Selon Gilles Gallichan, le parcours de Jean-Paul L’Allier est marqué par les hasards et les changements de direction.

Diplômé en droit de l’Université d’Ottawa, L’Allier ne se destine pourtant pas à l’exercice du droit. Après ses études, il part plutôt au Maroc faire de la coopération internationale. À son retour, on l’engage à Expo 67 pour travailler à l’accueil des chefs d’État. Ensuite, il enchaîne avec un boulot à l’Office franco-québécois pour la jeunesse.

Un saut en politique active

En 1970, il est invité à se lancer en politique, défi qu’il accepte. Il est élu sous la bannière libérale lors des élections provinciales et hérite rapidement du ministère de la Fonction publique.

Il se retrouve au cœur des négociations entre l’État et ses employés. Et ça ne se passe pas bien du tout pour lui. Le Front commun des centrales syndicales lui fait face, et la négociation est très dure.

Sur le plan personnel, il déplore, au même moment, la perte de son frère dans un accident de voiture. Voyant que son ministre n’abordait pas la négociation d’une manière qui plaisait au Parti libéral, Robert Bourassa le met de côté pour confier ces pourparlers ardus avec la fonction publique à Jean Cournoyer.

L'homme aux cheveux argentés parle au micro.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Jean-Paul L'Allier, maire de Québec de 1989 à 2005, en 2013.

Photo : Radio-Canada / Marie-Sandrine Auger

Laisser sa marque en culture

L’Allier demeure ministre des Communications et responsable de l'Office franco-québécois pour la jeunesse jusqu’à la fin de son deuxième mandat en politique québécoise, en 1976. Juste avant, en 1975, il a obtenu le ministère de la Culture et y laisse sa marque, bien qu’il n’y soit resté que quelques mois.

Il dépose un livre vert, en mai 1976, qui renferme ses propositions pour tous les acteurs du milieu culturel. Ses suggestions marqueront le milieu politique et culturel, et l'on s’en inspirera quelques années plus tard, au sein du Parti québécois au pouvoir. Après la défaite lors de la vague péquiste de 1976, il ouvre un cabinet de conseillers. En appuyant ouvertement le « oui » au référendum de 1980, il se coupe de la majorité de ses appuis libéraux.

Le gouvernement péquiste le nomme délégué général du Québec à Bruxelles en 1981.

Servir la population de Québec

En 1989, il devient maire de Québec, encore une fois, après avoir été sollicité par des forces politiques locales.

Son engagement était principalement axé sur la culture, il la mettait au cœur de l’univers politique.

Gilles Gallichan, historien

Le quartier Saint-Roch, sera le grand projet de Jean-Paul L’Allier. Il y fera construire des parcs dans ces espaces où il n’y avait que stationnements et des terrains en friche.

Il redonnera aux citoyens l’accès à la ville en réalisant un travail d’urbanisme en profondeur. De plus, il encouragera de grandes entreprises et des établissements d'enseignement et culturels à venir s’installer dans les édifices de ce quartier autrefois industriel et délabré.

Jean-Paul L’Allier mourra en 2016.

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