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Jacques Beauchamp
Audio fil du mercredi 13 février 2019

Interpol, la coopération policière dans le combat contre la criminalité sans frontières

Publié le

Des drapeaux de différents pays sont sur une clôture devant un édifice.
Le siège social d'Interpol à Lyon, en France   Photo : Interpol

En 1923, la Commission internationale de police criminelle (CIPC) a été mise sur pied, née d'une collaboration entre 26 pays. Tombée sous le joug des nazis, elle a failli disparaître durant la Seconde Guerre mondiale. En 1946, la CIPC a été reconstruite et a adopté le nom d'Interpol. Stéphane Berthomet, spécialiste en affaires policières, raconte l'histoire d'Interpol, qui est avant tout un outil de communication entre les corps de police de différents pays.

Ses origines

La première apparition de l’ancêtre d’Interpol a lieu au Congrès international de police à Monaco en 1914, avant la Première Guerre mondiale.

Photo d'un journal en noir et blanc intitulé Premier congrès de police judiciaire internationale.
Une publication du Premier congrès de police judiciaire internationale, en 1914.   Photo : Interpol

Après la création de la Commission internationale de police criminelle (CIPC), en 1923, des réseaux d’informations sont mis en place et ne cessent de se perfectionner, jusqu’à l’implantation d’un système d’information en temps réel 24 h sur 24, et la création de cellules d’informations et d’analystes et d’un service d’appui technique pour des opérations sur le terrain.

Une parenthèse troublante

En 1938, les nazis prennent le contrôle de la CIPC.

Toutes les informations et tous les fichiers, qu’on ne veut évidemment pas voir tomber entre des mains ennemies, sont sous le contrôle des nazis. Cela laisse le même type de marques que l’Occupation a laissées sur la police française. C’est-à-dire qu’on a des difficultés à réagir à certaines formes de criminalité.

Stéphane Berthomet, spécialiste en affaires policières

Ainsi, de 1946 année de fondation d’Interpol) à 1986, l’organisation refuse de poursuivre les criminels de guerre nazis. La situation revient un peu à la normale en 1989, lorsque son siège social est rapatrié à Lyon, en France.

Son fonctionnement

La fonction la plus connue d’Interpol est l’échange de fiches d’information, qui sont rediffusées à tous les membres de l’organisation. Chaque corps de police a un bureau central national qui effectue la liaison avec Interpol.

Dans une salle, des personnes travaillent sur des ordinateurs et devant un écran géant portant l'inscription Operation infra-red.
Une opération policière en cours dans un bureau d'Interpol.   Photo : Interpol

Les fiches d’information circulent par dizaines de milliers chaque jour. Interpol comprend également une section d’analyse criminelle qui cerne et définit les tendances et les mouvements criminels.

La guerre froide

La guerre froide a lieu de la fin de la Deuxième Guerre mondiale à la chute de l’Union soviétique, en 1991. Les relations entre les pays de l’Est et de l’Ouest au sein d’Interpol sont constructives dans les dossiers de crimes de droit commun, par exemple le trafic d’œuvres d’art, les vols de banque et la grande criminalité.

Par contre, dans les domaines de la politique et du terrorisme, les visions de l’Est et de l’Ouest divergent.

Après la guerre froide, plusieurs pays, ouvrant leurs frontières et laissant ainsi pénétrer certaines activités criminelles transnationales, intègrent Interpol.

La deuxième partie de la vie d’Interpol

Marqué par le Rwanda et la Bosnie, Interpol est de plus en plus aux prises avec les trafics internationaux d’armes et de faux papiers.

Le rôle d’Interpol devient encore plus important : échanger de l’information sur les trafiquants d’armes, sur les saisies peut nous éclairer énormément sur ce qui risque de se produire ou sur l’utilité de ce matériel dans le cadre de conflits qui sont beaucoup plus vastes qu’une simple attaque à main armée.

Stéphane Berthomet, spécialiste en affaires policières

Les attentats du 11 septembre 2001 à New York ont l’effet d’un électrochoc sur Interpol et forcent l’organisation internationale à se remettre en question. Interpol comprend alors qu’il doit augmenter ses moyens de communication et de technologies pour servir les corps policiers, et surtout mieux partager les informations et mieux les analyser.

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