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Jacques Beauchamp
Audio fil du vendredi 8 février 2019

Le cinéma des années 1980 : les succès d’Indiana Jones, du Québec et de Truffaut

Publié le

Une scène du film <i>Le déclin de l'empire américain</i> montrant une rencontre entre amis.
Dorothée Berryman, Rémy Girard, Dominique Michel, Louise Portal et Yves Jacques dans Le déclin de l'empire américain (1986), de Denys Arcand   Photo : Films René Malo

Avec Le déclin de l'empire américain et Un zoo la nuit, le cinéma québécois a vécu une véritable explosion dès le milieu de cette décennie. Aux États-Unis, les années 1980 ont été celles de Steven Spielberg avec sa trilogie d'Indiana Jones et son inoubliable E.T. l'extraterrestre. En France, François Truffaut réalisait Le dernier métro, réunissant les monstres sacrés du grand écran Catherine Deneuve et Gérard Depardieu. L'animateur René Homier-Roy, la chroniqueuse Nathalie Pétrowski et le journaliste au Devoir André Lavoie rappellent les grands moments en images de cette décennie.

« C’est l’émergence du néolibéralisme, c’est la fascination pour le clinquant, c’est une décennie un peu au triomphe des parvenus, et ça paraît au cinéma », déclare d’emblée André Lavoie. Pour Nathalie Pétrowski, les années 1980 représentent « le début d’un âge d’or pour le cinéma québécois dont les répercussions sont encore là aujourd’hui ». Le déclin de l’empire américain a bouleversé René Homier-Roy la première fois qu’il l’a vu : « C’est très rare, dans le cinéma québécois, qu’on décrive un milieu universitaire, mais intelligemment, sans élitisme, avec drôlerie. »

Le succès d’Indiana Jones, de Steven Spielberg

Cette décennie est majeure pour le réalisateur et producteur Steven Spielberg. Avec la parution des Aventuriers de l’arche perdue en 1981, l’inventeur des superproductions lance une trilogie à succès, comprenant également Indiana Jones et le temple maudit (1984) et Indiana Jones et la dernière croisade (1989).

Steven Spielberg est hautement prolifique, car il lance presque un film par année durant les années 1980, comme le rappelle Nathalie Pétrowski. En plus, il connaît la consécration avec E.T. l’extraterrestre en 1982.

Je crois que c’est le premier cinéaste qui a rendu sympathique un extraterrestre, un petit personnage bon, aimable, aimant. On ne percevait pas les gens de l’extérieur comme ça. Spielberg est une sorte de génie, qui à la fois peut nous toucher, nous émouvoir, nous éblouir, nous inquiéter. Et c’est un cinéaste absolument complet.

René Homier-Roy

Jean-Claude Lauzon, le génie sensible

Jean-Claude Lauzon est « un électron libre, un caractériel avancé et un homme de très grand talent », dit Nathalie Pétrowski au sujet du cinéaste, qu’elle a très bien connu. Son père, André Pétrowski, remarque son talent et héberge même chez lui, pendant quelque temps, ce jeune qui provient d’un milieu difficile, violent et pauvre.

Jean-Claude Lauzon lance sa carrière de cinéaste de brillante façon avec Un zoo la nuit en 1987. Ce film apporte un souci d’esthétisme, car son réalisateur vient de la publicité télévisée. De plus, la musique y occupe une place importante.

André Lavoie fait remarquer que ce film explore des thèmes connus du cinéma québécois : les milieux populaires, le rapport au père, le silence du père, le tout avec une esthétique publicitaire très forte.

Jean-Claude Lauzon mourra trop tôt, à 43 ans, dans un accident d’avion, après avoir réalisé un deuxième long métrage, Léolo (1992).

L’immense succès de François Truffaut

En 1981, Le dernier métro remporte 10 Césars du cinéma français.

C’est un film important dans la carrière de François Truffaut parce qu’il est un cinéaste très connu, très apprécié, vu à travers le monde de son vivant. Mais en France, Le dernier métro, qui sort en 1980, est son film le plus populaire. On parle de près de 4 millions d’entrées en France, ce qui est un succès énorme.

André Lavoie

Avant de tourner ce film, François Truffaut est habité par trois obsessions : il veut parler du théâtre, de l’Occupation en France durant la Seconde Guerre mondiale, et donner un grand rôle à Catherine Deneuve. « Le mélange est parfaitement réussi », affirme André Lavoie.

Pour la première fois de sa carrière, Catherine Deneuve remporte un prix d’interprétation. La rencontre entre elle et Gérard Depardieu est « fabuleuse », selon André Lavoie, et offre un « film plein de virtuosités ». D’ailleurs, les deux acteurs collaboreront à neuf autres films après celui-ci.

En conclusion de cette émission sur le cinéma des années 1980, André Lavoie souligne l’arrivée du magnétoscope domestique, « un appareil extraordinaire qui permet d’avoir le cinéma du monde dans son salon ». Nathalie Pétrowski n’a que de bons mots pour Paris, Texas (1984), de Wim Wenders, « un cinéaste important pour ses images et pour son atmosphère d’errance ». Et René Homier-Roy réaffirme l’influence du film Shining : l’enfant lumière (1980), de Stanley Kubrick, « qui a sans doute changé la perception de faire ce genre de film [d’horreur] ».

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