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Jacques Beauchamp
Audio fil du lundi 14 janvier 2019

Galilée, le père de la science moderne

Publié le

Photo d'une gravure en noir et blanc d'un homme âgé et barbu.
Galilée   Photo : Getty Images / Hulton Archive

« Et pourtant, elle tourne », aurait prononcé Galilée en parlant de la Terre, à la fin des aveux que ses inquisiteurs l'ont obligé à faire lors de son procès pour hérésie, en 1633. Cette légende est séduisante, mais improbable, car elle aurait coûté la vie à Galilée. Malheureusement, l'enseignement scientifique était à la merci des croyances de l'Église. Ce n'est que le 31 octobre 1992 que Galilée a finalement été réhabilité par le pape Jean-Paul II. L'astronome et vulgarisateur scientifique Pierre Chastenay nous parle de l'importance de Galilée dans l'histoire de la science.

Galilée (Galileo Galilei en italien) naît à Pise, en Italie, en 1564, au sein d'une famille de sept enfants. Musicien, son père est également un théoricien de la musique. Il transmet son intérêt pour les démarches scientifiques à Galilée, qui développe à 19 ans sa loi du pendule et le modèle mathématique l’accompagnant.

Le télescope

En 1609, il met au point son propre télescope, inventé un an plus tôt en Hollande par Hans Lippershey. Cet instrument bouleverse la vie de Galilée.

Il est près de Murano [au nord de Venise, NDLR] et de ses polisseurs de verre. Il a donc accès à de très bonnes lentilles. Sa lunette est de bien meilleure qualité que ce qui circule autour de lui.

Pierre Chastenay, vulgarisateur scientifique

Galilée tourne son télescope vers le ciel en 1609. Ses découvertes font encore école aujourd’hui, dont celles sur les phases de Vénus. Le scientifique observe que cette planète possède ses phases, comme la Lune, ce qui est impossible dans un système géocentrique où Vénus tourne autour de la Terre. Galilée remet sérieusement en question le système géocentrique de Ptolémée et d’Aristote.

Des idées mal accueillies

Ses collègues soupçonnent que le télescope de Galilée provoque des illusions d’optique. Celui-ci démontre la précision de son appareil en leur montrant des inscriptions sur des édifices lointains.

En 1610, Galilée est invité à Rome, car tout le monde veut regarder à travers sa lunette. Le scientifique fait alors un faux pas : il conclut que le système héliocentrique de Copernic est une représentation réelle du monde. Pour l’Église catholique, il s’agit d’un tabou absolu.

Beaucoup plus tard, en 1632, Galilée publie Dialogue sur les deux grands systèmes du monde. Ce livre le conduit à sa perte. Le pape Urbain VIII, pourtant un admirateur des travaux de Galilée, est furieux à la lecture du livre, qui est un plaidoyer envers l’héliocentrisme. Il envoie l'homme de science devant l’Inquisition.

Le procès

Le procès pour hérésie de Galilée s’ouvre en février 1633 et il se termine en juin. Le scientifique a 70 ans et il est très malade.

Les dés sont pipés dès le départ. On veut que Galilée reconnaisse qu’il a outrepassé les limites de ce qu’on lui avait imposé. Il faut donc qu’il se rétracte s’il veut garder la vie sauve. Et c’est essentiellement ce qu’il fait.

Pierre Chastenay, vulgarisateur scientifique
Tableau de Cristiano Banti représentant le procès de Galilée.
Le procès de Galilée   Photo : Domaine public

Le scientifique est assigné à résidence jusqu’à ses derniers jours. Il publie aux Pays-Bas un dernier livre, Discours concernant deux sciences nouvelles, où il rassemble toutes ses explorations. Ce livre, vendu partout en Europe sauf en Italie, obtient un succès retentissant et il jette les bases de la théorie de la gravitation universelle de Newton et de toute la physique moderne.

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