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Jacques Beauchamp
Audio fil du mercredi 10 mai 2017

Le référendum de 1980 : une course aux arguments

Publié le

René Lévesque, sa femme Corinne Côté-Lévesque et Lise Payette, après la défaite du référendum de 1980
René Lévesque, sa femme Corinne Côté-Lévesque et Lise Payette, après la défaite du référendum de 1980   Photo : La Presse canadienne / Presse canadienne

« C'est un peu la mort dans l'âme que René Lévesque se présente devant ses partisans le soir de la défaite référendaire du 20 mai 1980 », croit Jacques Beauchamp. La question référendaire est déposée à l'Assemblée nationale le 20 décembre 1979, mais le débat référendaire commence le 4 mars 1980. À ce moment-là, les débats entre fédéralistes, souverainistes et indépendantistes faisaient rage sur la colline Parlementaire. Le politologue et historien Jean-Charles Panneton commente cet événement charnière de l'histoire québécoise.

Une foule fébrile
« Si je vous ai bien compris, vous êtes en train de dire à la prochaine fois », lâche René Lévesque devant une foule en liesse. « On entend dans la foule toute la déception et la colère. Il tente de canaliser l’énergie de ses partisans, puisqu’il n’aurait fallu qu’une étincelle pour que tout s’embrase », ajoute Jean-Charles Panneton.

Une question référendaire floue

On veut une question et une mécanique référendaires gagnantes, mais toutes ces nombreuses étapes font en sorte que les électeurs québécois vont être confus. Quant à la question, on peut la lire de bien des façons.

L'historien et politologue Jean-Charles Panneton

La question référendaire est complexe, longue (plus de 100 mots) et ardue à déchiffrer. L’historien et politologue croit qu’elle mine les chances du Parti québécois et laisse trop de place à l’interprétation : une occasion en or pour le camp adverse. Certains indépendantistes comme Pierre Bourgault, Andrée Ferretti et Marcel Chaput « ne se retrouvaient pas dans cette question », explique-t-il.

La stratégie des fédéralistes
« Ce que les sondages démontrent tout au long de cette campagne, et même un peu avant, c’est que l’option souverainiste est au maximum à 30 %. Ce qui ressort fortement, c’est que les Québécois veulent le renouvellement du fédéralisme », explique Jean-Charles Panneton. Pierre Elliot Trudeau en profitera pour faire un discours qui insiste sur son intention de renouveler la Constitution si le vote du non gagnait.

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