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Aujourd'hui l'histoire

Avec Jacques Beauchamp

Du lundi au jeudi de 20 h à 20 h 30
(en rediffusion le samedi à 00 h 30)

Krzysztof Kieslowski, le cinéaste de la condition humaine

Le cinéaste Krzysztof Kieslowski en 1990 pose sur le rebord d'une fenêtre.

Le cinéaste polonais Krzysztof Kieslowski en 1990.

Photo : Getty Images / Georges De Keerle

Il fait partie des voix importantes du cinéma du 20e siècle. Le Polonais Krzysztof Kieslowski a déjà affirmé en entrevue que, dans tous ses films, il racontait la même histoire, soit celle d'un homme ou d'une femme qui a du mal à trouver ses repères dans le monde, à distinguer le bien du mal, et qui cherche désespérément comment vivre. C'est un des cinéastes préférés du réalisateur Rafaël Ouellet, qui affirme, au micro de Jacques Beauchamp, que Krzysztof Kieslowski est sans doute le réalisateur le plus humble de l'histoire du cinéma.

Krzysztof Kieslowski a réussi, à travers ses nombreux films, à témoigner de la réalité très particulière du peuple polonais à un moment précis de son histoire; ce moment charnière qui précède la chute du mur de Berlin et l’écroulement du bloc communiste. Son cinéma est également celui de la condition humaine dans ce qu’elle a de plus universel. Voilà une des forces de l’œuvre de Kieslowski, selon Rafaël Ouellet.

« Il a toujours eu une façon un peu oblique de poser des questions philosophiques », ajoute-t-il.

Krzysztof Kieslowski saluant ses fans sur le tapis rouge du festival de Cannes en compagnie de l'actrice Irène Jacob et de l'acteur Jean-Louis Trintignant, en 1994.

Krzysztof Kieslowski saluant ses fans sur le tapis rouge du festival de Cannes en compagnie de l'actrice Irène Jacob et de l'acteur Jean-Louis Trintignant, en 1994

Photo : Getty Images / FILE/AFP

La comédienne Irène Jacob, qui tenait le rôle de Valentine Dussaut dans Rouge, le dernier film de la trilogie Trois couleurs, et dans La double vie de Véronique, a dit de Kieslowski qu’il était quelqu’un de fondamentalement bon. « Il n’aime pas le superflu, il voit la vie sans voile. Le sentiment qu’il a envers les gens est toujours bon. Il ne juge jamais ses personnages. J’ai reçu ces deux rôles comme deux cadeaux, vraiment. »

La musique au cœur de l’œuvre de Kieslowski

« J’ai d’abord été happé par ces actrices-là [Juliette Binoche, Julie Delpy et Irène Jacob], qui sont filmées avec amour […] Et puis la musique dans les films de Kieslowski, c’est une des plus belles de l’histoire du cinéma », affirme le réalisateur, qui a d’abord découvert le cinéaste par ces deux portes avant de creuser l’œuvre. Selon Rafaël Ouellet, on trouve une grande cohérence dans l’œuvre de Kieslowski parce que chaque film est un clin d'œil à une histoire racontée précédemment et annonce la suite d’une prochaine réalisation.

La musique occupe également une place très importante dans les films de Kieslowski. C’est le compositeur polonais Zbigniew Preisner qui a signé presque une vingtaine de films du cinéaste. Rafaël Ouellet raconte qu’ensemble, ils ont formé un véritable duo, et que la rencontre entre les deux artistes a été déterminante pour le cinéma de Krzysztof Kieslowski. « Comment ne pas être touché ou ému lorsqu’on entend la musique de Preisner? » se demande le réalisateur québécois.

Même si Krzysztof Kieslowski est décédé prématurément en 1996, à l’âge de 54 ans, son œuvre lui a survécu. Il a quelques héritiers, croit Rafaël Oullet, comme le réalisateur allemand Tom Tykwer ou encore le réalisateur mexicain Alejandro González Iñárritu, qui, au sein de leurs films, jouent avec le destin des personnages comme le faisait Kieslowski. « Beaucoup de jeunes créateurs vont carburer à Kieslowski pendant des décennies », conclut-il.

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