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Langue micmaque : les causes d'un déclin rapide

Au coeur du monde

Avec Kim Bergeron

En semaine de 15 h à 17 h 30

Langue micmaque : les causes d'un déclin rapide

Audio fil du mardi 13 février 2018
On voit trois bâtiments voisins décrit sur la carte postale de la façon suivante: École des blancs, Couvent du Saint-Rosaire, École des Sauvages

Cette carte postale datant de 1908 montre les deux écoles du secteur actuel de Listuguj : les religieuses enseignaient séparément aux Autochtones et aux non-Autochtones

Photo : Courtoisie Michel Goudreau

« Mon frère qui est né en 1961 ne parle pas en micmac, alors que mon frère qui est né en 1959 a une bonne maîtrise de la langue, explique Joe Wilmot, coordonnateur des ressources linguistiques à Listuguj. En un an et demi ou deux ans, tout a changé. » L'histoire familiale de Joe Wilmot résume bien les changements linguistiques qu'ont vécus les Micmacs de la Baie-des-Chaleurs.

Les causes sont nombreuses pour expliquer ces bouleversements rapides : écoles religieuses où le micmac est banni, avènement des technologies ou contrecoups du colonialisme.

Isabelle Larose s'entretient avec Joe Wilmot de Listuguj et John Martin, directeur de l'éducation à Gesgapegiag, pour comprendre pourquoi le micmac a périclité depuis les années 1960.

Écoutez les autres reportages de la série Langue micmaque : entre résurrection et disparition

La langue micmaque en péril en Gaspésie

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