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Audio fil du vendredi 7 décembre 2018

La pêche industrielle nuit aux oiseaux marins selon une nouvelle étude

Publié le

Couple de fous de bassan. L'incubation de l'oeuf dure 44 jours. Elle est suivie d'une période de nourrissage de 91 jours
L'incubation de l'oeuf dure 44 jours. Elle est suivie d'une période de nourrissage de 91 jours   Photo : Radio-Canada/William Bastille-denis

Une étude menée par un groupe de chercheurs canadiens, écossais, français, et sud-africains démontre que l'activité humaine pratiquée de façon intensive vient déséquilibrer les écosystèmes et nuits aux oiseaux marins, le groupe d'oiseaux le plus menacé à l'échelle mondiale.

Un texte d'Adrianne Gauvin-Sasseville en collaboration avec Maude Rivard

Publiée dans la revue scientifique Current biology, cette étude révèle qu'il y a une compétition entre les pêcheries et les oiseaux marins, qui peinent de plus en plus à trouver de la nourriture.

Les chercheurs se sont d'abord intéressés à la population des fous de Bassan, explique le directeur de recherche au Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive de Montpellier David Grémillet. Quand on voit des populations de fous de Bassan dépérir, c’est qu’il y a vraiment un problème avec les ressources marines, souligne-t-il.

L’analyse s'est échelonnée de 1970 à 2010 et s'est attardée à 276 espèces, soit 85 % de la population d’oiseaux marins sur la terre.Pendant cette période, la consommation de ressources marines par les oiseaux marins a baissé de 19 % et les prises des pêcheries ont augmenté de 10 %, mentionne-t-il.

Plusieurs obstacles à la survie

Outre la surpêche, les changements climatiques ont aussi modifié l’air de répartition des proies des oiseaux marins sur la planète, indique M. Gremillet.

C’est essentiel de protéger les oiseaux marins. On est dans le même bateau en ce qui concerne les ressources marines.

David Grémillet, directeur de recherche au Centre d'écologie fonctionnelle et évolutive de Montpellier

Le chercheur mentionne également les captures accidentelles, la prédation des poussins, la pollution et le plastique, lorsqu'on lui demande quels sont les facteurs responsables du déclin des oiseaux marins.

Des solutions sur la table

L'étude cible quatre mesures pour assurer la survie des oiseaux marins et contrer la surpêche.

Selon M. Grémillet, la première étape est de respecter les quotas de pêche. Il y a des problèmes de non-respect de quotas, soutient-il.

Des aires marines protégées permettraient également de créer des zones de non-prélèvement dans les eaux internationales. L'idée de mettre en réserve les eaux internationales permettrait [aussi] d'éliminer le problème de capture accidentelle, dit-il.

Les pêches minotières sont parfaitement illogiques, indique-t-il. Les poissons pélagiques sont souvent pêchés pour faire des farines et des huiles qui seront utilisées pour nourrir les saumons d'élevage, cela prend la nourriture des oiseaux marins dans certaines zones, précise le chercheur.

Finalement, la réduction de la pollution contribuerait aussi à maintenir l'écosystème des oiseaux marins.

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