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Audio fil du mardi 27 novembre 2018

Commercialisation des algues : damer le pion aux Asiatiques

Publié le

Algues et chercheurs sur un bateau
Algues du centre de recherche Merinov   Photo : Merinov

Merinov et GÎMXPORT ont mis sur pied une stratégie de développement de marché pour les algues marines du Québec. L'objectif est de regrouper les producteurs d'algues pour occuper une plus grande place dans les marchés du Québec et organiser une industrie rentable.

Depuis plusieurs années, le Centre d'Innovation de l'aquaculture et des pêches du Québec Merinov réalise des projets de recherches appliquées avec les algues. On a moins d’expertise dans la partie commercialisation et on voit l’engouement pour les algues depuis quelques années, alors on trouvait important de se donner une marche à suivre pour augmenter les parts de marchés, explique la chercheuse industrielle et responsable du Centre d’expertise en transformation des produits aquatiques chez Merinov, Karine Berger.

Le but, c’est de vraiment faire passer le volume de production québécois des algues de 150 à 2000 tonnes et là vraiment parler d’une filière rentable des algues du Québec.

Karine Berger, chercheuse industrielle

Les instigateurs de la stratégie souhaitent également des investissements publics de plus de 20 millions de dollars. De nombreux producteurs consultés lors de l’élaboration de la stratégie désignaient le manque de financement et de soutien comme principaux obstacles à leur développement.

Quatre volets

Pour développer la filière, la stratégie propose de miser sur la recherche, la production, la transformation et la commercialisation. La chercheuse Karine Berger rapporte qu’il faudrait une plus grande collaboration entre les entreprises pour s’approvisionner en algues. Pour l'instant, il est impossible de mécaniser la récolte alors il faut les cueillir soit même, ce qui prend du temps. Il peut y avoir quelques différences entre la qualité des algues sauvages et en culture, mais reste qu’au bout du compte, un pourrait aller avec l’autre, mentionne-t-elle.

Si on n’a pas assez d’algues du côté de la récolte sauvage, on pourrait se tourner vers la récolte au niveau de la culture. Ce serait bien que les deux soient mixés, ça renforcerait l’approvisionnement chez les transformateurs.

Karine Berger, chercheuse industrielle

Pour l’aspect commercialisation, les rédacteurs de la stratégie croient au potentiel des algues dans les industries alimentaire et cosmétique. Le cosmétique c’est un marché lucratif. C’est une source riche d’antioxydant, c’est très vendeur sur une marque cosmétique, dit Karine Berger.

Quant aux algues dans l’industrie alimentaire, il faudrait s’inspirer du marché asiatique pour faire connaître les algues du Québec. C’est deux types de produits, les feuilles d’algues et la salade d’algue qu’on retrouve le plus sur le marché, mentionne Karine Berger.

Merinov et GIMXPORT font le pari qu'en offrant des produits qui répondent mieux aux besoins des marchés locaux et mondiaux, les entreprises québécoises augmenteront leur compétitivité et créeront des emplois.

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