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Audio fil du lundi 12 novembre 2018

Baleines noires : Ottawa refuse d’indemniser les pêcheurs de homard

Publié le

La surveillance aérienne des baleines noires sera accrue dans le golfe du Saint-Laurent, cette année.
La surveillance aérienne des baleines noires sera accrue dans le golfe du Saint-Laurent, cette année.   Photo : Center for Coastal Studies/NOAA

La demande de compensations financières des pêcheurs de homard de la Gaspésie a été refusée par Ottawa. Le Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie demandait 2,7 M$ pour compenser les pertes liées aux mesures de gestion des pêches pour protéger la baleine noire de l'Atlantique Nord.

Un texte d’Élise Thivierge d’après les informations de Maude Rivard

Au cours des dernières semaines, des rencontres ont eu lieu entre le ministre des Pêches et des Océans, Jonathan Wilkinson, et le Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie. Même si le ministre reconnaît que les mesures prises pour la protection des baleines noires ont eu un impact économique important, aucun programme ne permettrait d'indemniser les pêcheurs.

Il n’existe aucun programme de compensation financière relié à la mise en place de mesures de gestion pour la protection des espèces en péril. Il n’a donc pas été possible de répondre favorablement à la demande du Regroupement des pêcheurs propriétaires du sud de la Gaspésie.

Extrait d'un courriel de Pêches et Océans Canada

On aurait pu penser que ça aurait fait partie de la Loi [sur les espèces en péril], de mettre en place des programmes qui viseraient à compenser des pertes, mais malheureusement, ça n’existe pas, réagit le directeur général du regroupement, O’Neil Cloutier.

Les pêcheurs sont en négociation avec Ottawa pour atténuer les mesures de protection en 2019. [Le ministre de Pêches et des Océans, Jonathan Wilkinson] nous a dit qu’à son avis, le ministère avait été loin dans ses décisions de 2018 et qu’il fallait qu’on revienne à un niveau où les pêcheurs peuvent cohabiter avec les baleines, raconte O’Neil Cloutier.

Selon O’Neil Cloutier, il serait moins coûteux d’intégrer les pêcheurs dans les programmes de protection que de poursuivre le programme de surveillance aérienne. Il y a des mesures à mettre dans le protocole qui permettrait de cohabiter, croit O’Neil Cloutier. Il mentionne que les pêcheurs pourraient notamment s’éloigner s’ils aperçoivent une baleine à proximité et revenir lorsqu’elle serait passée.

Dans le protocole américain, il est prévu que ça prend trois baleines pour fermer une zone, alors pourquoi en faut-il juste une au Canada? Pourquoi pas trois nous aussi? Si ça avait été trois en 2018, il n’y aurait pas eu de fermeture.

O'Neil Cloutier, directeur général du Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie

Avant d’envisager un recours judiciaire sur cette décision de ne pas compenser les pertes de 2018, le regroupement attend de voir quelles seront les mesures proposées par Ottawa en 2019. On veut pouvoir pêcher en paix et surtout que quand une baleine apparait à dix mètres de la côte, qu’on ne soit pas obligé d’arrêter de pêcher sous prétexte qu’on la menace, mentionne O’Neil Cloutier.

La prochaine rencontre entre Ottawa et les pêcheurs devrait avoir lieu en janvier.

Pour tous les détails, écoutez l’entrevue réalisée par Maude Rivard.

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