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Kim Bergeron
Audio fil du mercredi 3 octobre 2018

Première évaluation des stocks de concombre de mer

Publié le

Des chercheurs évaluent les stocks de concombre de mer pour la première fois.
Des chercheurs évaluent les stocks de concombre de mer pour la première fois.   Photo : MPO

Une équipe de scientifiques de l'Institut Maurice-Lamontagne de Pêches et Océans Canada évalue pour la première fois la biomasse de concombre de mer entre Cap Gaspé et Sainte-Anne-des-Monts à bord du navire scientifique NGCC LEIM de la Garde côtière canadienne.

Un texte d’Élise Thivierge d’après les informations de Maude Rivard.

La mission est réalisée en collaboration avec l’Association de gestion halieutique Mi’gmaq et Malécite. Les scientifiques ont plusieurs objectifs pour cette mission de près d'un mois qui se terminera le 18 octobre. Ils veulent évaluer le stock de concombre de mer et la meilleure manière de le pêcher, des informations qui manquent de précision actuellement. On avait beaucoup de questionnements avec les pêcheurs pour essayer d’ajuster les quotas, parce que l’espèce grandit lentement, explique le chef de mission et biologiste responsable de l’évaluation du concombre de mer, Rénald Belley.

On veut éviter la surpêche, on veut avoir une pêche qui va pouvoir être durable dans le temps, donc une bonne source de revenus pour les pêcheurs [Ça va] permettre une pêche rentable, mais en même temps respectueuse de l’espèce.

Rénald Belley, chef de mission
Des chercheurs évaluent les stocks de concombre de mer pour la première fois.
Des concombres de mer récoltés en Gaspésie.   Photo : MPO

Pour l’instant, les scientifiques se basaient seulement sur les données des pêcheurs. On regardait l'efficacité des pêcheurs et on comparait dans le temps pour évaluer la biomasse, raconte Rénald Belley. Il explique que le concombre de mer est un invertébré difficile à mesurer, qui se remplit d’eau. Les scientifiques profitent donc de la mission pour tenter de trouver de nouvelles approches pour mesurer l’espèce.

Impact de la pêche sur les fonds marins

L'équipe de chercheurs effectue le relevé entre Cap Gaspé et Sainte-Anne-des-Monts.
L'équipe de chercheurs effectue le relevé entre Cap Gaspé et Sainte-Anne-des-Monts.   Photo : MPO

Les chercheurs étudient également l’impact de la drague sur les fonds marins. Ils ont utilisé des vidéos et des photos pour comparer l’effet de deux engins de pêche. On compare deux types de drague : une drague traditionnelle sur patin et un nouveau type de drague sur roue développé par la communauté micmaque pour voir l’impact sur le fond marin, explique Rénald Belley.

Ça va être difficile de voir l’impact sur le fond marin, mais par exemple on va pouvoir comparer les prises accessoires, donc savoir laquelle prend plus d’espèces non désirées ou des espèces plus traditionnelles.

Rénald Belley, chef de mission

Le chef de mission Rénald Belley et les scientifiques analyseront les résultats au cours des prochains mois. Il y a une belle grande diversité d’espèce, autant dans les endroits pêchés que non pêchés, conclut le biologiste.

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