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Kim Bergeron
Audio fil du jeudi 13 septembre 2018

Baleines noires : des pêcheurs de homard demandent 2,7 M$ en compensations financières à Ottawa

Publié le

La baleine nage à la surface de la mer
La baleine noire de l'Atlantique Nord connue sous le numéro de matricule 3843 (photographiée ci-dessus dans le golfe du Sain-Laurent le 6 juin 2018), a été signalée empêtrée dans de l'équipement de pêche dans la baie de Fundy le 30 juillet.   Photo : NOAA Fisheries Northeast Fisheries Science Center/Peter Duley

Le Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie demande 2,7 millions de dollars à Pêches et Océans Canada pour compenser les conséquences des mesures de gestion des pêches pour protéger la baleine noire de l'Atlantique Nord.

Un texte d’Élise Thivierge d’après les informations de Maude Rivard.

Une soixantaine de pêcheurs de homard du secteur sud entre Percé et Port-Daniel-Gascons ont vu leur saison écourtée cet été. L’arrêt obligatoire décrété par Pêches et Océans Canada a entraîné des pertes financières considérables qui totalisent autour de 2,7 millions de dollars, selon le directeur général du Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie, O’Neil Cloutier.

C’est une moyenne réalisée à partir des captures de l’année 2016 et 2017, parce qu’on estime que 2018 se serait située entre les deux années en termes de volume capturé, 2017 étant la meilleure année jamais vue et avec le prix moyen payé en Gaspésie en 2018.

O'Neil Cloutier, directeur général du Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie

O’Neil Cloutier explique que les pêcheurs touchés par cette interdiction n’ont pu se déplacer à d’autres endroits puisqu’ils n’avaient pas de permis de pêche pour ces zones. Ils ont dû nécessairement arrêter de pêcher et c’est la conséquence directe de l’application du protocole MPO, protocole qui a été développé chez eux durant l’hiver sans qu’on n'en sache rien, dit le directeur général du regroupement. Il déplore que Pêches et Océans Canada n’ait pas écouté les solutions proposées par les pêcheurs en juin.

On croyait que nos solutions avancées étaient suffisantes pour garantir au ministère que les baleines allaient être protégées, parce que sur le long de la côte gaspésienne, on n’en voit pas des baleines noires, donc c’est relativement facile de présenter un plan avec des solutions qu’ils ont ignorées.

O'Neil Cloutier, directeur général du Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie
Le directeur général du Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie, O'Neil Cloutier.
Le directeur général du Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie, O'Neil Cloutier. Photo : Radio-Canada/William Bastille-Denis

M. Cloutier croit que c’est la gestion des quotas de crabe en 2017 et l’augmentation du nombre de casiers permis pour les pêcheurs qui est à blâmer pour la mort des baleines noires l'année dernière.Il faut réclamer ces pertes financières là parce que nous sommes directement tributaires des protocoles de protection adoptée par le MPO, soutient-il.

Les attentes du regroupement

Le directeur général du Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie ne souhaite pas se rendre devant la justice pour faire entendre sa demande, mais il n’en écarte pas la possibilité si elle demeure lettre morte. On n’est pas intéressés à le faire, mais il faut que le ministère comprenne qu’il ne peut pas imposer n’importe quoi qui n’a pas de sens […] Ils ont directement imposé le protocole de protection des baleines noires sans en négocier une virgule, dit-il.

O’Neil Cloutier précise que la demande de compensations financières a été déposée il y a deux semaines. Il espère que le ministre y répondra rapidement.

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