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À échelle humaine

Avec Isabelle Ménard

Samedi de 7 h à 11 h

Un double printemps au Chili, qui réécrira sa constitution

Une marre de manifestant grimpent à une statue à Santiago au Chili.

La photo emblématique des récentes manifestations au Chili prise par l'actrice Susana Hidalgo. Le drapeau mapuche flotte au sommet.

Photo : Instagram/Susana Hidalgo

Discussion sur le grand chantier démocratique dans lequel les Chiliens se sont engagés.

La semaine dernière, les Chiliens ont voté résolument pour changer la constitution de leur pays. Près de 80 % d’entre eux ont voté pour faire table rase de la constitution actuelle, qui est un héritage de la dictature d'Augusto Pinochet.

Ce moment historique pour le pays d’Amérique latine arrive plus de quinze ans après la mort de son tristement célèbre dictateur.

Selon Marie Christine Doran, qui est professeure à l’École d'études politiques de l’Université d'Ottawa, le Chili est toujours aux prises avec les conséquences de ce règne brutal. Une bonne partie de la population continuait de soutenir son héritage, surtout les élites, qui avaient beaucoup profité de toutes la réorganisation économique du pays, ajoute-t-elle.

Ricardo Peñafiel (Nouvelle fenêtre), professeur associé de science politique à l’UQAM, abonde dans le même sens : Il y a une continuité entre la dictature et le système actuel.

Selon lui, l’augmentation des prix de billets de métro à Santiago, il y a près d’un an, a catalysé un grand mouvement de contestation contre l’ordre en place.Les gens se font fait humilier pendant 30 ans et disent : "Ce n’est pas pour 30 pesos, c’est pour 30 années", explique-t-il.

Selon la sociologue et anthropologue Hilda Joyce Portilla, qui a partagé sa vie entre le Chili et le Canada, il n'y avait pas beaucoup de différence entre la vie sous Pinochet et celle vécue après sa défaite.

Les gens ne pouvaient pas vraiment exercer leur volonté. [...] Ils acceptaient des conditions de travail qu’ils n’auraient jamais dû accepter. [...] Tout était teinté de cette amertume.

Hilda Joyce Portilla

Le processus de réécriture de la constitution enclenché cette semaine a redonné un horizon aux Chiliens : Notre pays va renaître, on va réécrire notre Constitution. [...] Les gens ont beaucoup d’espoir.

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