•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Jayden Daoust : rencontre avec une jeune artiste autochtone franco-sudburoise

À échelle humaine

Avec Isabelle Ménard

Samedi de 7 h à 11 h

Jayden Daoust : rencontre avec une jeune artiste autochtone franco-sudburoise

Photo d'une jeune femme portant des lunettes et des boucles d'oreilles traditionnelles.

Jayden Daoust est artiste multidisciplinaire basée à Sudbury, Ontario.

Photo : Abigail Hudyma, courtoisie

Élevée dans une famille adoptive dans le petit village de Chelmsford dans le Grand Sudbury, Jayden Daoust a dû attendre l'âge de 18 ans pour savoir qui étaient ses parents biologiques.

Si Jayden a toujours su qu’elle n’était pas d’origine blanche comme sa famille d’accueil, les détails précis de sa généalogie lui avaient échappé jusque-là. C’est à l’âge adulte que l’artiste multidisciplinaire a su que son père était philippin et sa mère anichinabée, originaire de la Nation de White Fish River sur l’île Manitoulin.

Ces nouvelles informations ont déclenché chez Jayden un désir de découvrir la culture anichinabée afin de l’intégrer à son identité.

« Je savais que le nom de famille était Buswa », affirme-t-elle. En multipliant les recherches sur les réseaux sociaux, elle a réussi à retrouver des membres de sa famille à travers le Canada, dont une sœur qui habite en Alberta. Malgré les belles découvertes, certaines relations sont toujours difficiles notamment avec sa mère biologique, qui souffre de problèmes de dépendance.

Artiste, Jayden s’est également tournée vers des artistes autochtones afin d’en apprendre davantage sur la danse et le perlage traditionnels. « Ils m’ont acceptée avec bras ouverts et ils m’ont beaucoup aidée. C’est vraiment eux que je dois remercier. Ils savaient que je venais d’un milieu où je n’ai pas [eu la chance d’apprendre] sur moi » explique-t-elle.

Elle complète son apprentissage de la culture traditionnelle par la lecture et via une mineure en Indigenous studies à l’Université Laurentienne où elle étudie en architecture.

Pour elle, l’attachement à la culture autochtone passe également par le lien profond qu’elle ressent avec la nature. Elle passe notamment beaucoup de temps en forêt à pêcher et à chasser.

Elle a décidé de prendre une pause de ses études cette année en espérant laisser passer la pandémie mais Jayden n’est pas certaine de vouloir les poursuivre, même si l’apprentissage en personne est à nouveau possible. Éternelle touche-à-tout, elle raconte qu’elle a rencontré un garde de chasse du ministère des Richesses naturelles et des Forêts, qui l’a inspiré à, possiblement, repenser son plan de carrière. « Peut-être quelque chose avec les poissons » conclut-elle en souriant.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Vous aimerez aussi