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Une pandémie sous l’enseigne du Merveilleux

À échelle humaine

Avec Isabelle Ménard

Samedi de 7 h à 11 h

Une pandémie sous l’enseigne du Merveilleux

Une femme porte un masque et tient son bébé devant un présentoir de pâtisserie.

Jennifer Troger avec sa fille Alix dans son commerce de la rue Queen à Toronto.

Photo : Radio-Canada / Olivier Mercure

Jennifer Troger, la copropriétaire de la pâtisserie Marvelous by Fred/Aux Merveilleux de Fred (Nouvelle fenêtre), raconte les dessous de l'ouverture et du quotidien du commerce de la rue Queen à Toronto.

C’est gênant si je la prends avec moi, lance d’emblée la pâtissière qui jette un œil dans le landau où sa fille Alix vient de finir sa sieste. Ça va mon petit poussin, susurre-t-elle au poupon qui affiche un sourire rayonnant.

Tout de suite, on comprend qu’on a affaire à une histoire de famille. Alix est présente au commerce depuis le début de l’aventure : Ça ne nous a pas du tout gênés, au contraire c’était calme on pouvait la garder avec nous. On lui a installé un petit parc, elle faisait ses siestes dans le magasin, dit la maman qui portait encore sa fille dans son ventre lors de l’ouverture en mars dernier.

C’est avec cet esprit optimiste et débrouillard que Jean-Sébastien Gambier et sa femme Jennifer Troger ont décidé d’ouvrir une franchise de Aux merveilleux de Fred (Nouvelle fenêtre) dans la Ville Reine. C’est super de faire ça à Toronto, ajoute-t-elle. Mais elle précise que bien que le commerce soit une franchise, leur savoir-faire n’a rien de générique : On s’est formé pendant un an à la boutique de Bruxelles [...] souvent les gens disent que c’est une chaine, ça m’embête parce qu’on fait tout nous-mêmes.

Évidemment, l’arrivée de la pandémie a changé les plans des deux entrepreneurs du jour au lendemain. On devait avoir une super grande ouverture. Ce qui les a forcés à réévaluer leur stratégie d’ouverture. Pendant deux trois semaines on s’est un peu gratté la tête, qu’est-ce qu’on va faire personne ne nous connaît ici? Ils se sont alors lancés dans le service en ligne.

C’est des produits fragiles, on faisait les livraisons nous-mêmes, on veut vraiment que ça arrive impeccable.

Jennifer Troger

Ce souci du détail, on le retrouve de la livraison à la fabrication des merveilleux et des cramiques, deux des pâtisseries classiques belges soigneusement confectionnés dans le magasin de la rue Queen selon l’expertise du pâtissier Fred Vaucamps (Nouvelle fenêtre), le maître à penser derrière leur pratique.

Et cette passion, on la retrouve dans la nouvelle adresse de la franchise à Toronto, malgré les défis que pose la pandémie. On met tout son amour et toute son âme quand on ouvre un magasin, et il y en a qui vous mettent la clé sous la porte c’est sûr, remarque Jennifer Troger sur les commerces voisins. Ils ont investi et c’est encore sur eux que ça tombe.

C’est quand même bizarre que toutes les grosses enseignes ont le droit d’être ouvertes. Nous on est chanceux, mais j’ai mal vraiment au coeur pour les gens.

Jennifer Troger
La vitrine d'une pâtisserie, où un employé s'affaire à préparer des cramiques.

La pâtisserie Aux Merveilleux de Fred sur la rue Queen à Toronto.

Photo : Radio-Canada / Olivier Mercure

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