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Renée Dumais-Beaudoin
Audio fil du mardi 11 septembre 2018

Heures supplémentaires en santé : le regard de Luc Mathieu de l'UdeS

Publié le

Des infirmières et la civière d'un patient le long d'un corridor d'hôpital.
Corridor d'un hôpital.   Photo : Shutterstock / John Panella

Avons-nous les ressources financières et humaines afin de faire cesser le temps supplémentaire et le temps supplémentaire obligatoire à long terme dans les établissements de santé de la province? Le système de santé est-il en mesure d'absorber et de juguler la crise et les débordements qui semblent le caractériser depuis quelques années?

Ces questionnements sont ceux de Cynthia Dumoulin, une future diplômée en sciences infirmières de l'Université de Sherbrooke dans le cadre de la série Nos vies, nos enjeux, qui propose chaque semaine une question citoyenne aux candidats à l'élection provinciale du 1er octobre.

Pour le professeur en sciences infirmières Luc Mathieu, le réseau québécois de la santé a ce qu'il faut pour faire face et améliorer la situation, mais il faudra du travail et de la volonté politique. Selon lui, le temps supplémentaire est passé d'une mesure d'exception à un outil de gestion.

Afin d'y remédier, il croit qu'il faudra revoir la grosseur des établissements de santé afin d'offrir une plus grande proximité entre tous.

La récente réforme a eu pour effet de centraliser les mécanismes de gestion, les prises de décisions. Il serait nécessaire de davantage décentraliser pour que les gestionnaires soient plus près de leurs équipes et leur donnent du soutien au quotidien.

Luc Mathieu, directeur scientifique du Centre de formation continue de la Faculté de médecine et des sciences de la santé

Luc Mathieu assure que les ressources sont suffisantes dans l'appareil gouvernemental pour résoudre, ou du moins amoindrir, cet essoufflement souvent dénoncé par le personnel et les syndicats.

Quand est venu le temps de négocier la rémunération des médecins spécialistes, omnipraticiens, on a trouvé les ressources. Si on trouve ça suffisamment prioritaire, on pourrait se les donner, les ressources.

Luc Mathieu, directeur scientifique du Centre de formation continue de la Faculté de médecine et des sciences de la santé

Le professeur soutient que d'ajouter un certain nombre d'infirmières dans le réseau est certainement une partie de la solution, mais que de placer la bonne ressource au bon endroit est certainement de nature à mieux répondre aux difficultés. Dans le cas des infirmières, il faut arrêter de les considérer comme des gens interchangeables, dit-il.

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