Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Renée Dumais-Beaudoin
Audio fil du jeudi 1 mars 2018

Une murale aux effets thérapeutiques dans un CHSLD de Coaticook

Publié le

Des portes d'ascenseurs sont cachées par des murales en trompe-l'oeil représentant des armoires.
La murale réalisée par l'organisme MURIRS vise notamment à caché les portes d'ascenseurs.   Photo : Photo fournie par MURIRS

Le CHSLD de Coaticook innove et utilise depuis mercredi l'expertise de l'organisme MURIRS pour réduire l'anxiété de ses patients atteints de troubles cognitifs grâce à l'art des murales.

Fréquemment contraints à la vie en centre hospitalier de soins de longue durée (CHSLD), les personnes atteintes de troubles cognitifs importants doivent toutefois composer avec des murs aux couleurs fades, des postes de garde, des portes d'ascenseurs ou encore des verrous apparents. Un décor plutôt anxiogène que souhaitait changer le CHSLD de Coaticook.

L'organisme MURIRS, qui a notamment réalisé les murales extérieures et historiques sur des murs de Sherbrooke, a obtenu le mandat d'offrir un milieu de vie plus stimulant aux résidents de l'endroit en peignant des murales ludiques sur les murs du centre.

Des portes d'ascenseurs d'un CHSLD. Un fauteuil roulant se trouve à proximité.
L'espace aménagé par MURIRS avant le travail des artistes. Photo : Photo fournie par MURIRS

Une question de sécurité

Il s'agit d'un travail artistique aux visées thérapeutiques, puisque les murales ont pour but de réduire les tentatives de fugues et les fixations des patients qui souffrent de troubles cognitifs, indique le président de MURIRS, Serge Malenfant. Ainsi, les ascenseurs et une porte menant aux escaliers ont été carrément camouflés par des murales.

« Les thérapeutes de l'endroit précisent que les portes de sortie sont souvent des fixations et qu'ils ont cherché bien des façons de déplacer cette fixation-là pour permettre plus de sécurité », mentionne M. Malenfant.

Il s'agit d'un travail gratifiant pour des artistes peintres, assure ce dernier. Un travail effectué dans un contexte bien différent de celui dans lequel ils évoluent habituellement et qui comporte son lot de défis.

« Pour les artistes, c'est intense comme ambiance et c'est moralement difficile même pour des gens qui ne sont pas habitués à cette clientèle-là. »

Malgré les difficultés émotionnelles que cela peu engendrer, le résultat séduit, ajoute-t-il.

« Lorsqu'on sort de ces endroits-là, on est vraiment très heureux du résultat et on voit tout de suite l'impact que ça peut avoir sur la clientèle et ça, c'est très gratifiant » affirme Serge Malenfant.

Un projet hivernal pour MURIRS

Ce créneau constitue le projet hivernal de l'organisme qui est principalement actif pendant la saison estivale à Sherbrooke. Ces projets qui occupent les artistes de MURIRS pendant l'hiver sont toujours des projets de type thérapeutique. Des murales semblables ont aussi été réalisées à Montréal, Gatineau et Magog.

Chargement en cours