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Une garderie de Sherbrooke ose le 100 % couches lavables

Par ici l'info

Avec Renée Dumais-Beaudoin

En semaine de 5 h 30 à 9 h

Une garderie de Sherbrooke ose le 100 % couches lavables

Rattrapage du mardi 12 janvier 2021
Sur un fond bleu, des couches lavables et d'autres jetables y sont déposées.

La production et l'utilisation de couches lavables requiert 41 % moins d'eau que les couches jetables.

Photo : iStock / Dimarik

La garderie Chez Doulie, à Sherbrooke, tente un ambitieux projet pilote. Sa propriétaire, Julie Marcoux, ose un virage vers l'utilisation exclusive de couches lavables.

Je sais que ça va me demander beaucoup de travail, surtout que dans ce projet, c’est moi qui m’occupe de tout. Les parents n’ont aucune vraiment responsabilité à ce niveau-là. Mais je me dis que je suis chanceuse, je travaille à la maison, donc j’ai accès à ma laveuse, a-t-elle expliqué au micro de Par ici l’info.

Ce n’est pas la première initiative verte de la garderie. Mme Marcoux note qu’elle utilisait déjà des lingettes réutilisables et des produits nettoyants écologiques achetés en vrac. Avant de commencer son projet de couches lavables, elle remplissait un seul sac de cinq litres de déchets par mois, mis à part les couches.

J’ai déjà un petit coco qui est aux couches lavables, donc je me suis dit : “Pourquoi pas faire le gros saut?” Tant qu’à être déjà aux lingettes lavables, on peut en faire plus, ajoute-t-elle.

Les couches prennent entre 250 et 500 ans avant de se dégrader, c’est quand même épouvantable.

Julie Marcoux, propriétaire de la garderie Chez Doulie

Quatre des six enfants qu’elle garde sont présentement aux couches.

« Une belle participation »

Au début, Julie Marcoux comptait coudre toutes les couches elle-même. Devant l’ampleur de ce plan, elle a cependant changé d'idée et bénéficié de la générosité de parents.

J’ai une maman qui m’en a donné une vingtaine, à restaurer, donc j’ai commencé par 20, puis ça a fait boule de neige. J’ai eu la chance d’avoir une très belle participation, relate-t-elle.

Elle souligne aussi qu’elle fait très attention à la salubrité de l’opération. Chaque enfant a son propre lot de couches, donc les couches ne sont pas envoyées d’un enfant à l’autre. C’est vraiment spécifique à eux. Le nettoyage est fait aussi en conséquence..

Elle se donne encore une semaine pour conclure si son projet pilote est un succès.

C’est vraiment juste un projet pilote, parce que bon, techniquement, ce n’est pas dans mon contrat de garderie. Je me laisse une petite porte de sortie, mais je ne pense pas que je vais la prendre, espère-t-elle. .

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