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Par ici l'info

Avec Renée Dumais-Beaudoin

En semaine de 5 h 30 à 9 h

Le défi 28 jours fait mal au Refuge des Brasseurs de Sherbrooke

Rattrapage du lundi 26 octobre 2020
Marc-Olivier Brault montre ses canettes de bière à la caméra.

Le copropriétaire du Refuge des Brasseurs, Marc-Olivier Brault, distribue maintenant sa bière en canette.

Photo : Radio-Canada / Philippe Grenier

Le Refuge des Brasseurs tourne au ralenti à Sherbrooke. L'entreprise affirme avoir perdu 75 % de sa clientèle, alors que sa salle à manger demeure ouverte.

C'est une réduction importante qu'on a chez nous et c'est observé dans pas mal de commerce aux alentours, souligne Louis-Philippe Brault, le copropriétaire du Refuge des Brasseurs.

Il déplore que comme l'Estrie est demeurée en zone orange, les commerces comme le sien n'ont pas eu accès à l'aide financière accordée en zone rouge.

C'est un peu un message contradictoire qui a été lancé. Vous êtes ouverts, mais on dit à tout le monde de ne pas venir.

Louis-Philippe Brault, copropriétaire du Refuge des Brasseurs.

Encanner la bière pour survivre

L'entreprise fait néanmoins preuve de résilience pour assurer sa survivre. Le Refuge des Brasseurs a rapidement choisi de se tourner vers la production de canettes de bière afin de permettre aux clients de consommer les produits dans le confort de leur foyer.

On a beaucoup diversifié notre entreprise, mais ce n’est pas toutes les microbrasseries qui peuvent faire ça et les délais sont vraiment longs, souligne-t-il.

Le Refuge des Brasseurs a eu la chance d'avoir déjà entamé le processus avant le début de la pandémie, mais Louis-Philippe Brault souligne que toutes les entreprises ne sont pas dans une aussi bonne position.

Le processus pour faire cette transition est coûteux et prend du temps à réaliser. Il faut une encanneuse et c'est au minimum 30 000 $, le permis est dix fois plus cher aussi, illustre-t-il.

Depuis le début de la pandémie, plusieurs microbrasseurs dont Louis-Philippe Brault plaident pour obtenir le droit de livrer leur bière aux consommateurs, comme peuvent le faire les dépanneurs par exemple.

Une telle mesure est à l'étude à Québec, pour aider ces entreprises à garder la tête hors de l'eau d'ici la fin de la pandémie.

Ce serait une bonne aide pour tout le monde, parce que les gens veulent quand même boire de la bière et s'ils peuvent en boire de chez eux, il faut une façon de faire le lien entre les deux, conclut Louis-Philippe Brault.

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