•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Par ici l'info

Avec Renée Dumais-Beaudoin

En semaine de 5 h 30 à 9 h

Les producteurs biologiques profiteront-ils du Plan d'agriculture durable ?

Rattrapage du vendredi 23 octobre 2020
Un tracteur forme des buttes de terre dans un champ, encadré par deux employés.

Des producteurs maraîchers à l'oeuvre.

Photo : Radio-Canada

Le propriétaire des Vallons maraîchers, Jacques Blain, se réjouit de la volonté de Québec de réduire de 15 % la quantité de pesticides utilisés dans les champs d'ici cinq ans.

Dans le cadre du Plan d'agriculture durable 2020-2030, le ministre de l'Agriculture a notamment annoncé une enveloppe budgétaire de 70 millions de dollars pour soutenir des agriculteurs qui « vont au-delà des exigences réglementaires et qui généreront des gains environnementaux importants ».

C'est la première fois qu'on va vers la rétribution de bonnes pratiques avant ça on mettait des règlements et si on n'y répondait pas, on avait des amendes.

Jacques Blain, copripriétaire de la ferme Vallons Maraîchers

Le ministre André Lamontage n'a toutefois pas dévoilé pour le moment comment l’argent sera réparti entre les 27 000 fermes du Québec. La méthode sera déterminée par un projet-pilote l’année prochaine.

On va voir si ceux qui ont déjà fait l'effort des se conformer et d'avoir des pratiques parfois supérieures aux règlements vont être reconnus, se questionne Jacque Blain.

Des coûts de production plus élevés

Le producteur maraîcher croit que l'aide gouvernementale pourrait être très utile pour les agriculteurs qui souhaitent tendre vers des pratiques plus durables.

Jacques Blain rappelle que l'abandon des pesticides et des herbicides peut avoir des impacts financiers. Le fait de ne pas utiliser d'herbicide, pour moi, ça entraine des coûts supérieurs en main d'oeuvre pour le désherbage, illustre-t-il.

Il juge, par ailleurs, que cette pratique peut être payante à long terme parce qu'elle est moins dommageable pour la terre que cultive le producteur.

Si on veut avoir un cycle agricole qui est durable, parfois il faut sacrifier les profits à court terme pour qu'on puisse faire ça sur des générations.

Jacques Blain, copropriétaire des la ferme Vallons Maraîchers

Le producteur maraîcher souligne que les consommateurs qui sont de plus en plus soucieux d'avoir des aliments sains dans leur assiette devront éventuellement se résoudre à payer davantage pour leurs produits.

Jacques Blain espère que l'aide gouvernementale ira encore plus loin dans les prochaines années afin de soutenir les producteurs. Il espère notamment que des subventions soient accordées pour la préservation des milieux humides sur les terres agricoles, de même que pour la mise en place de brise-vent pour prévenir l'érosion.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !