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Baisse marquée de la récolte de foin de première coupe

Par ici l'info

Avec Renée Dumais-Beaudoin

En semaine de 5 h 30 à 9 h

Baisse marquée de la récolte de foin de première coupe

Rattrapage du mardi 28 juillet 2020
Un tracteur dans un champ.

Un tracteur dans un champ.

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

Le manque de précipitations des derniers mois pourrait entraîner son lot de problèmes pour les propriétaires d'animaux de ferme cet hiver. Les précieuses réserves de foin dont ils ont besoin pour nourrir les bêtes pendant la saison froide sont beaucoup plus difficiles à obtenir cette année.

Même si la région de l’Estrie est un peu moins touchée, le rendement de la première coupe a été amputée du quart.

C’est moins pire que du Centre-du-Québec jusqu’au Bas-Saint-Laurent, se console le producteur laitier et vice-président de l’Union des producteurs agricoles de l’Estrie, Michel Brien.

J’ai déjà eu des téléphones de gens de la région de Québec pour avoir du foin, note-t-il en spécifiant que les champs de ces régions ont produit la moitié des récoltes habituelles.

Les deux hommes sourient à la caméra dans une étable.

Le vice-président de l'UPA Estrie, Michel Brien.

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

La demande risque de s’accentuer chez les producteurs de l’Estrie, qui exportent déjà une partie du foin récolté ici ailleurs au Québec et à l’étranger.

Dimanche, nous avons constaté qu’un exportateur s’est présenté sans invitation chez un agriculteur de la région pour acheter une cargaison destinée à un autre client. Une situation qui ne serait pas unique selon un transporteur à qui nous avons parlé.

La pluie au secours des prochaines coupes

Michel Brien est heureux de voir que la pluie s’invite pour les prochains jours. Les agriculteurs souhaitent rattraper les pertes au cours des prochaines semaines pour la deuxième coupe.

Si les producteurs bovins peuvent se tourner vers les céréales pour combler l’alimentation du troupeau; les propriétaires de chevaux comptent principalement sur le foin pour les nourrir. Pour eux, le résultat des prochaines récoltes est déterminant sur l’approvisionnement.

Un indésirable venu du Sud

La météo n’est pas la seule complication que les producteurs ont à l’oeil. Un insecte, la cicadelle de la pomme de terre, est maintenant présent au Québec. Il a la particularité de faire jaunir les luzernières. Le ravageur s’attaque aussi aux cultures maraîchères.

C’est un insecte qui migre des États-Unis. Donc, plus on est prêt de la frontière, plus on a de risques, précise M. Brien.

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