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L'indignation plutôt que la colère, plaide Juillet Edgar Douckaga de l'organisme Touche Noire

Par ici l'info

Avec Renée Dumais-Beaudoin

En semaine de 5 h 30 à 9 h

L'indignation plutôt que la colère, plaide Juillet Edgar Douckaga de l'organisme Touche Noire

Rattrapage du vendredi 5 juin 2020
Une pancarte sur laquelle est écrit : Black lives matter ici aussi

Des milliers de personnes ont manifesté dimanche soir à Montréal pour dénoncer le racisme et la violence policière, après la mort de George Floyd aux États-Unis.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Le Sherbrookois Juillet Edgar Douckaga, membre de l'organisme Touche Noire le dit sans détour, ce qu'il éprouve à la suite de la mort de l'Afro-Américain George Floyd, c'est une profonde indignation.

La colère, ça n'aboutit à rien. On regarde plus vers le futur, voir ce qu'on va faire après la mort de George Floyd. C'est la question que tous nous devons nous poser.

Juillet Edgar Douckaga, membre de l'organisme Touche Noire

Selon lui, cet événement qui secoue les États-Unis et qui a des échos partout dans le monde devrait servir de bougie d'allumage pour une transformation plus profonde de la vie en société.

Nous sommes rendus à la croisée des chemins. Il ne faudrait pas qu'on focalise que sur la mort de George Floyd. C'est un événement triste et malheureux, par contre, nous devons nous servir de ça pour que nous tous en tant que société nous commencions à nous poser les bonnes questions, affirme-t-il.

Des gestes concrets

Selon Juillet Edgar Douckaga, l'organisme sherbrookois Touche Noire avait déjà entamé des démarches avec le Service de police de Sherbrooke pour amener les jeunes à partager avec la police.

Il rappelle que le racisme est aussi présent à Sherbrooke. Ça se passe comme partout ailleurs. Le plus important ce n'est pas de jouer à la victime. C'est de se poser les bonnes questions en tant que société, fait-il valoir.

Le Sherbrookois estime que les citoyens devraient profiter de cette prise de conscience collective pour se questionner sur les gestes posés au quotidien.

L'important ce n'est pas d'être raciste, c'est juste de savoir si les actes que l'ont pose le sont ou non. Quel impact ses actes ont envers les autres ?

Juillet Edgar Douckaga, membre de l'organisme Touche Noire

Selon Juillet Edgar Douckaga, on ne nait pas raciste, on le devient. D'où l'importance de montrer l'exemple aux enfants, à son avis.

Si vous prenez des enfants d'à peine un an, deux ans, ils jouent tous ensemble, ils ne voient même pas la différence, souligne-t-il.

Juillet Edgar Douckanga invite aussi les parents à faire comprendre aux enfants que tous les humains sont égaux, plutôt que de sensibiliser les jeunes au racisme en tant que tel. Si on commence à expliquer, on commence déjà à semer de la division, croit-il.

Le Sherbrookois espère que les participants seront nombreux à la marche contre la brutalité policière organisée dimanche à Sherbrooke. Il rappelle que l'invitation est lancée à l'ensemble de la population et non seulement aux membres de la communauté noire.

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