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COVID-19 : À la canne blanche adapte son modèle d'affaires

Par ici l'info

Avec Renée Dumais-Beaudoin

En semaine de 5 h 30 à 9 h

COVID-19 : À la canne blanche adapte son modèle d'affaires

Rattrapage du jeudi 26 mars 2020
Des cannes dans les enclos de l'entreprise À la canne blanche.

L'entreprise À la canne blanche à Stukely-Sud n'a pas de courant depuis vendredi. La production d'oeufs est en péril.

Photo : Radio-Canada / Martin Bilodeau

Avec la fermeture de plusieurs restaurants qui achètent leurs produits, les propriétaires d'À la canne blanche vivent de nombreux défis.

Daniel Bonin et Maryse Sauvé, qui sont non-voyants, ont en leur possession plus de 500 cannes qui produisent normalement 250 oeufs par jour. La propagation de la COVID-19 ne ralentit pas cette cadence, puisqu'en ce début de printemps, elles sont au sommet de leur production annuelle.

La petite entreprise de Stukely-Sud affirme s'être retrouvée devant tout un casse-tête pour écouler tous ces oeufs.

Livraison à domicile

On a mis sur pause notre relation avec les restaurateurs, mais grâce à nos petits soldats qui sont sur le terrain et qui font de la livraison de porte en porte, on développe de nouvelles relations avec des gens à la maison,souligne Daniel Bonin.

Grâce à un formulaire mis en ligne, les particuliers qui habitent la région de Montréal peuvent commander les oeufs qui sont livrés directement chez eux. Comme le couple ne peut pas conduire de voiture, quelques-uns de leurs amis ont offert d'effectuer les livraisons.

Rien ne sera gaspillé, assure Daniel Bonin. Les oeufs invendus seront remis à des banques alimentaires.

Répit des créanciers

Pour la petite entreprise, il n'est pas évident de joindre les deux bouts dans ces circonstances exceptionnelles.

S'occuper de centaine de cannes leur coûte 500 $ par semaine. Daniel Bonin s'est toutefois réjoui d'apprendre qu'il pourrait bénéficier d'un répit de ses créanciers.

« On a un moratoire de six mois sur le capital et les intérêts, c'est ce qui nous permet de pouvoir respirer et de pouvoir nourrir les oiseaux », explique-t-il.

Avec ce soutien qui leur est offert, les éleveurs de cannes sont convaincus d'arriver à traverser cette crise.

On combat un ennemi qu'on ne voit pas et nous, on est habitué de se battre avec des choses qu'on ne voit pas

Daniel Bonin, copropriétaire d'À la canne blanche

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