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Renée Dumais-Beaudoin
Audio fil du mardi 12 mars 2019

Démystifier l'état des routes au Québec : « On a le réseau qu'on est capable de se payer »

Publié le

Une voiture évite un nid de poule.
Les intempéries et le climat du Québec font la vie dure au réseau routier de la province.   Photo : Getty Images / Sergejs N

Le ministère des Transports du Québec (MTQ) injectera 189 808 000 $ en Estrie pour des travaux d'amélioration de la chaussée, de structures et de la sécurité routière entre 2019 et 2021. À la lumière de cette annonce, Guy Doré, ingénieur et professeur en géotechnique routière à l'Université Laval, se questionne sur l'état du réseau routier québécois et les méthodes utilisées pour l'entretenir.

L'état des routes est directement lié à son financement, croit Guy Doré, qui observe une diminution des investissements de la part du MTQ au cours des dernières années.

Les nids-de-poule sont donc un problème de sous-financement ou de vieillissement du réseau, qui se détériore progressivement, note-t-il.

Lorsqu'une nouvelle route est construite, sa durée de vie est estimée à 15 années. Le problème survient souvent lorsqu'on doit réparer une surface avec un financement limité, explique le professeur.

Si les routes semblent en meilleur état chez nos voisins du sud, c'est simplement parce qu'on y investit plus d'argent, avance Guy Doré.

On a le réseau qu'on est capables de se payer.

Guy Doré, ingénieur et professeur en géotechnique routière au Département de génie civil à l'Université Laval

Le climat y est aussi pour quelque chose, à son avis.

Il y a davantage de cycles de gel et de dégel durant l'hiver. Ce sont ces cycles qui vont causer l'apparition de nids de poules prématurés durant la saison hivernale, explique Guy Doré.

Les matériaux utilisés sur les routes du Québec

Deux types de matériaux sont utilisés pour le recouvrement des routes du Québec selon leur champ d'application : le béton bitumineux et le béton-ciment.

Le béton-ciment est utilisé sur seulement 5 % du réseau routier québécois, même s'il est plus résistant aux lourdes charges. Son coût initial est plus élevé.

Le béton bitumineux est le matériau le plus utilisé pour recouvrir les routes de la province. Il répond mieux aux mouvements du sol. Avec les épisodes de gels et de dégel, le sol bouge, donc l'utilisation de ce matériau favorise la durabilité, précise Guy Doré.

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