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L'usine Lowney : une entreprise qui a marqué les Sherbrookois

Par ici l'info

Avec Renée Dumais-Beaudoin

En semaine de 5 h 30 à 9 h

L'usine Lowney : une entreprise qui a marqué les Sherbrookois

Rattrapage du mercredi 24 juin 2020
Un bâtiment austère de 40 000 pieds carrés avec un vaste stationnement.

L'usine Lowney à Sherbrooke.

Photo : Collection de la Société d'histoire de Sherbrooke

Pour sa première chronique estivale sur l'histoire industrielle de Sherbrooke à l'émission Par ici l'info, le directeur du Musée d'histoire de Sherbrooke, David Lacoste, a présenté l'entreprise Lowney; de son établissement jusqu'à sa fermeture en 1989.

La Ville de Sherbrooke a été reconnue pendant plusieurs années comme étant une ville industrielle importante au Québec. Plusieurs grandes industries s’y sont installées, dont la Lowney en 1959. L’entreprise a débuté ses activités à Boston, en 1880 avant de prendre de l’expansion au Québec.

Cette entreprise de transformation alimentaire a marqué l’imaginaire collectif des Sherbrookois. Walter Lowney, c’est un pionnier de la barre chocolatée. On dit même que c’est un des inventeurs de la barre individuelle, explique David Lacoste.

L’imposant bâtiment de 40 000 pieds carrés dans lequel opérait l’usine à Sherbrooke abritait aussi des bureaux administratifs. Il était situé non loin de l'actuel emplacement du Costco. Lors de la construction, des camions transportaient deux fois par jour 2 500 pièces d’équipements, souligne M. Lacoste.

50 millions de livres de produits par année étaient produits à Sherbrooke. Certains produits sont d’ailleurs toujours en circulation comme la barre Oh Henry, Glossette et la friandise Cherry Blossom. L’odeur (de l’usine), les gens s’en rappellent, ça marque l’imaginaire collectif, souligne M. Lacoste.

La grève de 1976 et le « cheap labor » de Sherbrooke

Les conditions salariales à l’usine étaient toutefois peu enviables, comme le rapporte David Lacoste. Les salaires étaient tout près du salaire minimum, à 3,74 $ de l’heure, donc en août-septembre 1976, il y a une grève afin que les conditions soient améliorées, explique-t-il. Le syndicat demandait une augmentation de 0,65 $.

Les entreprises avaient un oeil sur Sherbrooke en se disant, on peut aller s’installer dans cette ville pour faire des affaires parce que ça va devenir payant.

David Lacoste, directeur général du Musée d’histoire de Sherbrooke.

La possibilité pour les entreprises d’embaucher une main-d’oeuvre exploitable à peu de frais a favorisé l’implantation de plusieurs usines et entreprises à Sherbrooke. Pendant longtemps, Sherbrooke a été considéré du cheap labor au Québec, mentionne M. Lacoste.

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