Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Philippe Marcoux
Audio fil du lundi 11 décembre 2017

Diasporas : amertume après la suspension de la Russie des Jeux olympiques

Publié le

Le drapeau russe devant les anneaux olympiques
Le drapeau russe devant les anneaux olympiques   Photo : Getty Images / ALEXANDER JOE

Le drapeau russe ne flottera pas dans le stade olympique de Pyeongchang cet hiver : c'est ce qu'annonçait le Comité international olympique cette semaine (CIO). La décision, bien qu'attendue, n'a pas manqué de décevoir de nombreux Russo-Canadiens, qui attendaient avec impatience les jeux d'hiver pour voir s'affronter les équipes de hockey russe et canadienne.

Un texte de Yasmine Mehdi


Dmitry Lytov, informaticien

Un homme photographié dans une rue passante par une journée pluvieuse
Dmitry Lytov, résident d'Ottawa d'origine russe Photo : Radio-Canada/Yasmine Mehdi

Dmitry s’attendait à ce que le CIO bannisse la Russie des prochains Jeux olympiques. « Ils devaient le faire » , lâche-t-il en faisant référence aux pratiques de dopage institutionnalisé dont la Russie a été accusée l’an dernier (http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1004835/athletes-russes-1000-impliques-dans-un-stratageme-de-dopage-richard-mclaren-olympiques-londres-sotchi). « Il y a beaucoup de gens qui sont déçus, qui pensent que les règles internationales sont un mauvais jeu auquel la Russie doit toujours perdre. » Dmitry, qui a grandi à Saint-Pétersbourg et qui est installé à Ottawa depuis 2011, estime que ses révélations ont entaché la réputation de son pays d’origine. « La réputation, c’est peut-être la chose la plus chère au monde. S’il n’y a pas de réputation, il n’y a pas d’avenir », soupire-t-il. L’informaticien affirme à présent qu’il soutiendra les athlètes selon leur mérite individuel, et non selon leur nationalité.


Anastasia Cherygova, 18 ans, étudiante

Une jeune femme photographiée dans le couloir d'une université, un mur beige derrière elle
Anastasia Cherygova, résidente d'Ottawa d'origine russe Photo : Radio-Canada/Yasmine Mehdi

Anastasia blâme pour sa part les bureaucrates russes en charge de l’organisation des Jeux de Sotchi. Déçue de la décision du CIO, elle explique cependant ne pas être surprise des révélations de dopage institutionnalisé dont fait l’objet la Russie. L’étudiante en science politique née à Iekaterinbourg n’est installée au Canada que depuis trois ans. Elle se rappelle encore de la pression que vivaient ses camarades de classe qui faisaient de la gymnastique de niveau professionnel. « Le Canada et la Russie sont des sociétés totalement différentes », explique-t-elle. « Malheureusement, nous avons oublié le vrai but des Jeux olympiques [...] ce sont des jeux pour la paix et la participation civile, pas pour que des pays qui sont compétiteurs dans la vie politique. »


Ivan Biketov, 20 ans, étudiant

Un jeune homme photographié dans une rue la nuit
Ivan Biketov, résident d'Ottawa d'origine russe Photo : Radio-Canada/Yasmine Mehdi

Pour Ivan, la décision de blâmer la Russie des prochains Jeux olympiques était surtout politique, d’autant plus qu’il ne considère pas que le CIO disposait de suffisamment de preuves pour avérer l’existence d’un système de dopage institutionnalisé. L’opinion d’Ivan, qui a passé la plus grande partie de sa vie à Toronto et qui se dit « plus canadien que russe », reste toutefois plus nuancée que celle de ses parents, qui ont grandi en URSS. « Ils pensent que c’est un agenda des États-Unis pour stigmatiser la Russie [...] car ils détestent la Russie, ils sont jaloux de la Russie », explique-t-il. Ivan, en grand amateur de sports, a quant à lui surtout été déçu d’apprendre que les hockeyeurs de l’équipe russe ne monteraient pas sur la glace à Pyeongchang, lui qui avait pris l’habitude de les encourager lorsqu’il était avec ses amis partisans de l’équipe canadienne.

Chargement en cours