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Philippe Marcoux
Audio fil du lundi 27 novembre 2017

Diasporas  :  ces jeunes Canado-Ukrainiens restés proches du pays de leurs aïeux

Publié le

Des blindés de l'armée ukrainienne
Des blindés de l'armée ukrainienne   Photo : Reuters

En novembre 2013, des centaines de milliers d'Ukrainiens commençaient à défiler dans les rues de Kiev pour manifester contre le gouvernement de Viktor Ianoukovitch. Quatre ans après cette révolution qui a permis un changement à la tête de l'État ukrainien, que reste-t-il de l'Euromaïdan? De jeunes Canado-Ukrainiens témoignent.

Un texte de Yasmine Mehdi


Corbin Charysz, 25 ans

Un jeune homme photographié dans le hall d'une université où sont accrochés les drapeaux de plusieurs pays
Corbin Charysz, résident d'Ottawa d'origine ukrainienne Photo : Radio-Canada/Yasmine Mehdi

Corbin n’a jamais mis les pieds en Ukraine. Ce jeune étudiant à l’Université Carleton, qui ne parle d’ailleurs pas un mot d’ukrainien, se dit très impliqué au sein de la diaspora d’Ottawa. Après la Seconde Guerre mondiale, son grand-père paternel s’est installé au Canada dans l’espoir d’offrir une meilleure vie à ses enfants. Il ne doutait sans doute que près de cent ans plus tard, son petit-fils ferait partie d’une troupe de danse folklorique ukrainienne et qu’il rêverait de visiter le pays de ses ancêtres. Corbin se souvient encore du début de la révolution de Maïdan, en novembre 2013. Rempli d’espoir, il suivait la politique ukrainienne avec son père, tous deux soutenant le mouvement. Quatre ans plus tard, Corbin continue de croire que l’Ukraine retrouvera la stabilité, malgré la guerre qui continue de faire rage dans l’est du pays. « J’espère que l’Ukraine pourra devenir un pays avec un gouvernement sans corruption, avec des institutions fortes », dit-il avec conviction.


Lauren Hadaller, 22 ans

Une jeune femme photographiée devant une avenue par laquelle passent plusieurs voitures
Lauren Hadaller, résidente d'Ottawa d'origine ukrainienne Photo : Radio-Canada/Yasmine Mehdi

Lauren Hadaller rêve elle aussi de visiter l’Ukraine. L’étudiante en science politique avait prévu s’y rendre en 2014 avec sa troupe de danse, mais son projet de renouer avec la terre de ses ancêtres s’est rapidement effrité à cause de l’instabilité politique qui régnait dans le pays à ce moment. Les arrières grands-parents de Lauren ont immigré dans les prairies canadiennes dans les années 20, comme plusieurs autres familles d'Europe de l'est. Comme Corbin, Lauren est restée proche de ses racines ukrainiennes malgré la distance. « Je ne parle pas ukrainien, mais je peux réciter les chansons traditionnelles sans problème », dit la Winnipegoise de naissance en souriant. En 2013, la jeune femme s’était rapidement intéressée aux mouvements pro-européens qui avaient jailli en Ukraine. Elle a d’ailleurs participé à une manifestation en soutien à l’Euromaïdan sur la colline du Parlement. « Il faut qu’ils sachent qu’on les écoute et qu’on veut les aider », affirme celle qui espère que les revendications du mouvement ne sombreront pas dans l’oubli.


Connor Moen, 24 ans

Un homme portant des lunettes photographié dans un café
Connor Moen, résident d'Ottawa d'origine ukrainienne Photo : Radio-Canada/Yasmine Mehdi

Comme Lauren, les arrières-grands-parents de Connor se sont installés dans les prairies il y a environ cent ans. La passion du jeune homme pour son pays d’origine a connu un tournant lorsqu’il avait 14 ans et qu’il a décidé d’apprendre l’ukrainien et de commencer à s’impliquer au sein de la diaspora de Saskatoon. « Pour moi, c’était très important d’apprendre et de partager notre culture. J’ai trouvé que la communauté était très inclusive, j’ai trouvé ma famille ici au Canada », explique-t-il. Cette implication a ultimement mené Connor au Congrès des Ukrainiens-Canadiens, une organisation au sein de laquelle il milite notamment pour la paix dans le pays de ses arrières-grands-parents. Quatre ans après l’Euromaïdan, Connor continue de travailler à la mobilisation de la diaspora ukrainienne aux quatre coins du pays.

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