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Philippe Marcoux
Audio fil du vendredi 3 novembre 2017

Diasporas : Syrie, le chagrin des familles expatriées

Publié le

De Raqqa, il ne reste que des ruines et des traces fugaces d'une population qui a fui ou qui a vécu trop longtemps dans un « enfer à ciel ouvert ».
De Raqqa, il ne reste que des ruines et des traces fugaces d'une population qui a fui ou qui a vécu trop longtemps dans un « enfer à ciel ouvert ».   Photo : Reuters / Erik de Castro

Depuis 2011, la Syrie est déchirée par une guerre civile qui a obligé plus de cinq millions de personnes à fuir leur pays. Dans la région d'Ottawa-Gatineau, la communauté syrienne observe avec tristesse un conflit qui ne semble pas près de se terminer. Rencontre avec deux familles syriennes aux parcours différents, mais aux inquiétudes semblables.

Un texte de Yasmine Mehdi


La famille Norgo, arrivée en 2016

Un homme et sa mère photographiés dans leur salon. Ils rient.
Daniel Norgo accompagné de sa mère, Térez Photo : Radio-Canada/Yasmine Mehdi

Daniel, Gabriel et Térez Norgo sont arrivés au Canada en février 2016. Les deux frères et leur mère ont quitté la Syrie après qu’un obus eût percuté leur appartement de Damas. Parrainés par leur tante établie à Ottawa depuis plusieurs années, les frères Norgo tentent maintenant de s’établir dans leur nouveau pays. Daniel affirme avoir dû déposer une centaine de CV avant de trouver un travail. « J’ai besoin de travailler pour m'intégrer et communiquer avec les autres », affirme le jeune homme. Sa mère, qui était professeure d’arabe en Syrie, essaie elle aussi d’occuper ses journées au-delà des cours de francisation qu’elle suit. « C’est très difficile pour moi. Tous les jours, je suis seule parce que mes fils travaillent », soupire la dame âgée de 66 ans. C’est avec beaucoup de tristesse que les Norgo évoquent le conflit en Syrie. « En Syrie, j’ai beaucoup d’amis, il y a ma famille. J’ai habité à Damas toute ma vie », chuchote Térez.


La famille Issa, arrivée en 1998

Un père et sa fille assis côte à côte sur un canapé, dans leur salon
Abdulrahim Issa accompagné de sa fille, Sarah Photo : Radio-Canada/Yasmine Mehdi

Abdul, Meïssa, et leurs deux filles, Sarah et Jawa, n’ont pas connu la guerre en Syrie. Installée à Gatineau depuis 1998, la famille Issa a toutefois été indirectement touchée par le conflit. Abdul a 19 frères et soeurs en Syrie et certains d’entre eux sont enrôlés dans l’armée. Dans plusieurs régions du pays, les affrontements sont devenus chose quotidienne - une nièce d’Abdul a récemment été blessée à la jambe par un éclat d’obus et un de ses neveux essaie d’échapper au service militaire. « On est toujours inquiets. Quand il y a un combat, on appelle tout de suite pour savoir », explique Abdul. Sa fille Sarah, âgée de 19 ans, confie avoir du mal à dormir lorsqu’elle pense aux images de la guerre qui déchire son pays d’origine. « Ça aurait pu être moi, mais j’ai eu la chance de ne pas vivre ça », déclare-t-elle. Aujourd’hui, les Issa comme les Norgo espèrent un retour à la normale en Syrie. « C’est un pays vraiment magnifique », continue de croire Sarah.

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