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Philippe Marcoux
Audio fil du vendredi 20 octobre 2017

Diasporas : des milliers de Rohingyas continuent à fuir le Myanmar

Publié le

Flot de réfugiés à la frontière du Myanmar et du Bangladesh.
Flot de réfugiés à la frontière du Myanmar et du Bangladesh.   Photo : Reuters / Damir Sagolj

L'exode des Rohingyas, cette minorité musulmane birmane, se poursuit à la frontière entre le Myanmar et le Bangladesh. En tout, plus de 520 000 personnes ont traversé la rivière séparant les deux pays depuis la fin du mois d'août. Alors que le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés sonne l'alarme devant l'ampleur de cette crise humanitaire, des résidents de la région d'Ottawa et de Gatineau pressent le gouvernement canadien à agir.

Un texte de Yasmine Mehdi


Raees Ahmed, 35 ans, résident d’Ottawa et fonctionnaire

Un homme photographié dans une bibliothèque municipale, des étagères derrière lui
Raees Ahmed, résident d'Ottawa né au Bangladesh après que ses parents eurent fui le Myanmar Photo : Radio-Canada/Yasmine Mehdi

Raees est né au Bangladesh. Dans les années 1980, ses parents d’ethnicité rohingya ont fui le Myanmar pour échapper à la persécution. Après être passée par le Pakistan et les Émirats arabes unis, la famille a atterri au Canada en 2001. Pour la première fois, ils avaient des papiers, eux qui avaient jusqu’à présent été apatrides. Raees s’estime heureux de vivre au Canada, contrairement à sa famille éloignée qui se trouve toujours au Myanmar. Depuis le début de la crise, il n’arrive pas à avoir des nouvelles de ses proches. Inquiet, Raees espère que la vague de réfugiés de cette semaine poussera le gouvernement canadien à davantage faire pression sur le gouvernement birman. « Peut-être qu’une personne parmi [ces réfugiés] est un membre de ma famille, quelqu’un avec qui je n’arrive pas à communiquer », plaide-t-il.


Naureen Haque, 28 ans, résidente d’Ottawa et fonctionnaire

Une jeune femme photographiée dans un édifice gouvernemental
Naureen Haque, résidente d'Ottawa d'origine bengalie Photo : Radio-Canada/Yasmine Mehdi

L’afflux de réfugiés rohingyas se fait particulièrement sentir au Bangladesh, petit pays densément peuplé à la frontière du Myanmar. « Ça cause une crise au Bangladesh aussi, c’est une difficulté de soutenir les 400 000 personnes qui sont là. Il y a beaucoup de désastres naturels au Bangladesh aussi, beaucoup d’inondations », fait remarquer Naureen, résidente d’Ottawa d’origine bengalie. Cet été, les inondations avaient en effet fait des dizaines de morts au Bangladesh. Malgré les ressources limitées de son pays d’origine, Naureen reste convaincue que les Bengalis se montreront accueillants envers les réfugiés rohingyas. « On veut aider ces gens-là, parce que tout le monde a le droit d’avoir une vie en paix », plaide la jeune femme qui a grandi au Canada. La diaspora bengalie de la région d’Ottawa et de Gatineau s’est déjà mobilisée pour la cause et planifie une collecte de fonds pour les réfugiés rohingyas à la fin du mois d’octobre.


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