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Philippe Marcoux
Audio fil du vendredi 29 septembre 2017

Diasporas : Quel avenir pour la Catalogne?

Publié le

Des jeunes enveloppés dans des drapeaux catalan, espagnol et indépendantiste catalan, lors d'une manifestation à Barcelone, le 3 octobre.
Des jeunes enveloppés dans des drapeaux catalan, espagnol et indépendantiste catalan, lors d'une manifestation à Barcelone, le 3 octobre.   Photo : Reuters / Jon Nazca

Les yeux du monde entier sont rivés vers la Catalogne, région du nord-est de l'Espagne où un référendum sur l'indépendance devrait avoir lieu dimanche, en dépit de son interdiction par la justice. Dans ce contexte tendu, comment réagit la diaspora espagnole et catalane d'Ottawa et de Gatineau? Rencontres avec trois personnes particulièrement affectées par la situation.

Un texte de Yasmine Mehdi


Pablo Vallvé, étudiant, 22 ans

Un homme assis à l'intérieur d'un café
Pablo Vallvé a grandi à Hamilton, en Ontario. Il est en faveur de l'indépendance de la Catalogne, région natale de son père. Photo : Radio-Canada/Yasmine Mehdi

Pablo Vallvé souhaite l’indépendance de la Catalogne. Chaque jour, l’étudiant en science politique, dont le père est catalan, appelle sa famille restée en Espagne pour avoir des nouvelles. « La Catalogne devrait avoir le droit de voter sans l’intervention de la police nationale et du gouvernement fédéral. C’est un droit démocratique », revendique Pablo, qui cite notamment les exemples du Québec et de l’Écosse. « Ce serait un rêve pour ma famille, vraiment. Toute leur vie, ils ont vécu dans un pays qui n’acceptait pas leur culture », ajoute-t-il.


Pablo Castello, étudiant, 27 ans

Un homme qui porte des lunettes de vue à l'intérieur d'un restaurant
Pablo Castello a grandi en Catalogne et s'oppose à la tenue du référendum d'autodétermination. Photo : Radio-Canada/Yasmine Mehdi

Pablo Castello s’oppose à la tenue du référendum. Venu au Canada il y a onze ans pour ses études, il a grandi dans un village catalan au nord-ouest de Barcelone. Selon lui, la tenue d'un référendum d’autodétermination déstabiliserait l’Espagne. Pablo estime toutefois que l’État espagnol devrait se montrer plus attentif aux revendications des Catalans, notamment en donnant à leur langue un statut officiel. « Je comprends la frustration des Catalans, mais ce référendum est accéléré et il faut respecter les lois », explique-t-il.


Marisa Perez, fonctionnaire, 43 ans

Une femme assise sur un canapé, des photos de famille en arrière-plan
Marisa Perez est née en Espagne et a grandi à Ottawa. Elle espère que les Catalans pourront se prononcer sur leur indépendance. Photo : Radio-Canada/Yasmine Mehdi

Marisa Perez aimerait que la Catalogne reste espagnole, mais elle ne s’oppose pas pour autant à la tenue du référendum. Marisa est née en Galice; ses parents ont immigré à Ottawa lorsqu’elle avait deux mois. Elle est toutefois restée très proche de son Espagne natale, qu’elle visite très souvent. « Est-ce que je veux que la Catalogne se sépare? Absolument pas. Mais c’est mon opinion. Ça ne change pas le fait qu’ils ont le droit de voter et qu’ils devraient le faire sans peur », déclare-t-elle.

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