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Philippe Marcoux
Audio fil du mardi 19 juin 2018

Doug Ford menace l'existence des centres d'injection supervisée

Publié le

Un homme montre une trousse d'injection. Elle comprend une seringue, un ruban élastique et des compresses d'alcool.
Les centres d'injection supervisée fournissent le matériel nécessaire à une consommation sécuritaire de drogue.   Photo : La Presse canadienne / JONATHAN HAYWARD

Lors de la dernière campagne électorale, Doug Ford a dit être contre l'idée des centres d'injections supervisées, soulignant qu'il préférait investir dans la désintoxication. À Ottawa, on compte quatre de ces centres et, dans le contexte de la crise des opioïdes, les propos de M. Ford sèment l'inquiétude.

Pour être légal, un centre d’injections supervisées doit obtenir une exemption du ministre fédéral de la santé. En 2011, la Cour suprême du Canada a statué qu’on ne pouvait pas refuser d’accorder cette exemption étant donné que les centres ont fait leurs preuves et sauvent des vies.

Cette ordonnance de la Cour Suprême s’applique au fédéral, mais ce sont les provinces qui financent ces centres.

Selon la professeure titulaire en droit civil de l’Université d’Ottawa Marie-Eve Sylvestre, les provinces pourraient rendre l’accès difficile ou couper le financement, mais ne seraient pas en mesure de les interdire parce que cela porterait atteinte aux droits de l’homme.

Sur le plan strictement juridique, ça devient difficile pour Doug Ford de restreindre de façon trop stricte l'accès à ce service de santé

Marie-Eve Sylvestre, professeur titulaire en droit civil de l'Université d'Ottawa

Mme Sylvestre établit un lien avec la loi sur l’avortement. Le Canada accorde ce droit, mais certaines provinces rendent l’accès compliqué, selon elle.

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